Dans un communiqué, le bureau a appelé les médiateurs à intervenir de toute urgence pour contraindre Israël à mettre fin à son "agression".
Il a ajouté que "l’occupation israélienne a procédé à une série de violations graves et répétées depuis l’annonce de la fin de la guerre sur la bande de Gaza, totalisant 47 infractions documentées à ce jour".
Selon le bureau, ces violations ont causé la mort de 38 Palestiniens, blessé 143 autres et conduit à l’arrestation de plusieurs civils, précisant que les infractions comprenaient des bombardements, des ciblages délibérés et des tirs directs sur des citoyens.
Le communiqué décrit ces violations comme "une flagrante violation de la décision de cessez-le-feu et des principes du droit international humanitaire".
Il précise par ailleurs que l’armée israélienne a commis ces infractions en utilisant des véhicules militaires, des chars stationnés aux abords des quartiers résidentiels, des grues électroniques équipées de capteurs et systèmes de ciblage, ainsi que des drones quadricoptères effectuant des tirs directs sur les civils.
Le bureau a souligné que ses équipes ont documenté ces violations dans tous les gouvernorats de la bande de Gaza, affirmant que "l’occupation n’a pas respecté le cessez-le-feu et poursuit sa politique de tuer et de terroriser les Palestiniens".
Il tient Israël pleinement responsable de ces actes et appelle les médiateurs et l’ONU à prendre des mesures urgentes pour contraindre Israël à stopper son agression et protéger les civils à Gaza.
Le ministère de la Santé de Gaza rapporte chaque jour des victimes des attaques directes israéliennes, tandis que l’armée israélienne affirme que ses tirs répondent aux violations de la "ligne jaune".
En effet, la "ligne jaune"
est un terme introduit avec l’accord de cessez-le-feu entre le Hamas et Israël, désignant les zones de Gaza dont les forces israéliennes se sont retirées puis redéployées. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, l’armée israélienne s’est retirée de la plupart des parties de Gaza, à l’exception du quartier de Chejaya et de certaines zones d’al-Tuffah et de Zeitoun.
À Khan Younis, l’armée s’est retirée des zones centrales et de certaines parties de l’est, tandis que les Palestiniens restent interdits d’accès aux villes du nord, Beit Hanoun et Beit Lahia, ainsi qu’à Rafah et à la mer de Gaza.
Le Hamas a libéré 20 otages israéliens vivants et remis les restes de 11 autres captifs en échange d’environ 2 000 prisonniers palestiniens dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu.
Cet accord, conclu la semaine dernière entre Israël et le Hamas, s’appuie sur un plan présenté par le président américain Donald Trump. La première phase prévoyait la libération des otages israéliens contre des prisonniers palestiniens. Le plan prévoit également la reconstruction de Gaza et la mise en place d’un nouveau mécanisme de gouvernance sans le Hamas.
Depuis octobre 2023, la guerre génocidaire israélienne a fait 68 116 morts et 170 200 blessés, a indiqué samedi le ministère de la Santé de Gaza.

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