Ethiopie: les rebelles du Tigré ont commencé à rendre leurs armes lourdes
11:00, 11/01/2023, mercrediM: Mise à jour: 11:51, 11/01/2023, mercredi
AFP

Des membres des forces spéciales Afar, région du Tigray, Éthiopie, le 09 décembre 2020.
@EDUARDO SOTERAS / AFP
Depuis l'accord de Pretoria, les combats se sont arrêtés. Les rebelles ont affirmé avoir "désengagé" 65% de leurs combattants des lignes de front.
Les rebelles tigréens ont commencé à rendre leurs armes lourdes, point-clé de l'accord signé il y a plus de deux mois pour mettre un terme à un conflit meurtrier dans le nord de l'Ethiopie, a déclaré mercredi un porte-parole des autorités rebelles.
"
Le Tigré a remis ses armes lourdes dans le cadre de son engagement à mettre en œuvre l'accord Pretoria
", signé le 2 novembre entre le gouvernement éthiopien et les rebelles tigréens, a affirmé dans un tweet Getachew Reda."
Nous espérons et prévoyons que cela contribuera grandement à accélérer la mise en œuvre complète de l'accord. Nous espérons et prévoyons
!", a-t-il poursuivi.L'accord de paix du 2 novembre prévoit notamment un désarmement des forces rebelles, le rétablissement de l'autorité fédérale au Tigré et la réouverture des accès et communications vers cette région coupée du monde depuis mi-2021.
Selon un document relatif à la mise en application de l'accord signé le 12 novembre à Nairobi, "
le désarmement des armes lourdes (tigréennes) se fera simultanément avec le retrait des forces étrangères et non-fédérales
", en référence notamment à l'Erythrée, pays frontalier du Tigré qui appuie l'armée éthiopienne dans la région. Asmara n'a pas participé aux négociations de Pretoria.Un travailleur humanitaire, qui a requis l'anonymat, a affirmé que des troupes érythréennes étaient toujours présentes mercredi à Shire, au nord-ouest du Tigré, tout comme des forces de l'Amhara.
le 26 décembre dernier, une délégation du gouvernement éthiopien, en présence notamment du conseiller du Premier ministre à la sécurité nationale Redwan Hussein et de plusieurs ministres (Justice, Transports et communications, Industrie, Travail), s'est rendue à Mekele, capitale de la région du Tigré, pour une première visite officielle depuis plus de deux ans, marquant une étape majeure dans le processus de paix.