Burkina Faso: la peine de mort rétablie pour certains crimes
11:02, 21/10/2026, mercredi
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OLYMPIA DE MAISMONTAFP
Le capitaine Ibrahim Traoré, homme fort du Burkina Faso. Le pays vient de rétablir la peine de mort.Les députés de l'Assemblée législative du peuple (ALP) du Burkina Faso ont adopté à l'unanimité, mardi soir, un nouveau Code pénal rétablissant la peine de mort pour certaines infractions. Les actes de terrorisme, l'espionnage, la trahison, le parricide et l'importation de produits périmés ou interdits ayant entraîné la mort sont concernés. Abolie en 2018, la peine capitale fait ainsi son retour dans la législation burkinabè. La réforme prévoit également la réintroduction des délits de presse et un renforcement des sanctions pour plusieurs infractions.
Le Burkina Faso rétablit la peine de mort pour le terrorisme
Les députés de l'Assemblée législative du peuple (ALP) du Burkina Faso ont adopté mardi soir, à l'unanimité des 71 votants, le projet de loi portant Code pénal. Le texte rétablit la peine de mort pour certaines infractions, notamment les actes de terrorisme et d'espionnage.
Selon le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, le nouveau Code pénal prévoit la peine capitale pour les actes de terrorisme, l'espionnage, la trahison, le parricide et l'importation de produits périmés ou prohibés ayant entraîné la mort.
Le ministre a justifié cette mesure par la volonté de renforcer la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso.
"Nous avons constaté sur le terrain que ces terroristes recrutent en promettant aux candidats que, même s'ils venaient à être arrêtés en tant qu'auteurs ou complices d'actes de terrorisme, ils ne risquaient pas grand-chose de plus que la prison à vie"
, a-t-il déclaré.Edasso Rodrigue Bayala a expliqué que la réforme vise à ce que
"tous les actes en lien avec le terrorisme, en tant qu'auteur ou complice, soient punis de la peine de mort".
Le nouveau texte prévoit également la peine capitale pour les auteurs ou complices de l'importation de produits périmés ou interdits lorsque ces produits entraînent la mort.
Une réforme du Code pénal après l'abolition de 2018
Le Burkina Faso avait aboli la peine de mort en 2018. La dernière exécution consécutive à une condamnation à mort dans le pays remonte à 1988.
Le 4 décembre 2025, le gouvernement burkinabè avait annoncé sa décision de réintroduire la peine capitale pour les crimes de droit commun, dans le cadre d'une réforme du Code pénal.
Le nouveau texte comporte également plusieurs autres changements. Il prévoit notamment la réintroduction des délits de presse, des peines proportionnelles aux montants détournés et un renforcement des sanctions relatives aux infractions routières. De nouvelles incriminations sont aussi introduites dans plusieurs domaines.
Les organisations de défense des droits humains avaient contesté le projet de rétablissement de la peine de mort. Amnesty International avait notamment appelé le Burkina Faso à renoncer à cette mesure.
L'organisation n'avait pas encore réagi à l'adoption du nouveau Code pénal au moment de la publication de ces informations.
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