Éthiopie: arrestations au Tigré avant une manifestation de l'opposition locale

Une quinzaine de membres de l'opposition au Tigré ont été arrêtés à la veille d'une manifestation prévue contre le "caractère autocratique" du TPLF, parti au pouvoir dans cette région du nord de l'Éthiopie, tout juste sortie d'un conflit, a annoncé mercredi un responsable de l'opposition.
Ils avaient été arrêtés avec des militants et des employés alors qu'ils appelaient à manifester depuis des véhicules équipés de haut-parleurs, qui ont été confisqués.
Dans une lettre, la municipalité de Mekele -dirigée par le TPLF- a refusé d'autoriser la manifestation, invoquant le manque de policiers disponibles à l'approche du Nouvel An éthiopien, le 12 septembre.
Nous devons seulement informer les autorités, nous n'avons pas besoin d'autorisation (...) c'est la loi.
Hégémonique au Tigré, le TPLF (Front de libération du Peuple du Tigré) a aussi dirigé durant 27 ans d'une poigne de fer la coalition au pouvoir en Éthiopie, jusqu'à l'arrivée du Premier ministre Abiy Ahmed en 2018 à la tête du gouvernement fédéral, contre lequel il a pris les armes fin 2020.
Les deux ans de conflit ont déclenché une catastrophe humanitaire dans cette région de six millions d'habitants (5% de la population éthiopienne).
D'autres réclament notamment la libération de zones du Tigré occupées par des milices de régions voisines ou la reprise de l'acheminement de l'aide humanitaire internationale vers la région, suspendu depuis mai en raison de détournements massifs, une décision étendue ensuite à l'ensemble de l'Éthiopie.
Un porte-parole de l'IRA n'a pas répondu à un message de l'AFP.
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