Est de la RDC: l’Union Africaine évoque des "progrès" malgré un cessez-le-feu fragile
16:45, 23/04/2026, jeudi
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ODD ANDERSEN AFP
Le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, fait une déclaration à son arrivée à la troisième conférence internationale sur le Soudan, au ministère des Affaires étrangères à Berlin, le 15 avril 2026.Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a salué jeudi les avancées enregistrées dans le processus de paix en cours dans l’est de la République démocratique du Congo, tout en insistant sur l’importance d’une application concrète du cessez-le-feu sur le terrain.
Dans un communiqué, il a mis en avant les progrès réalisés le 18 avril à l’issue des discussions entre le gouvernement congolais et le mouvement AFC/M23, tenues à Montreux dans le cadre du processus de Doha.
Il a notamment évoqué les engagements pris concernant l’accès humanitaire, la libération de détenus dans un délai de dix jours et le respect de la trêve, estimant qu’il s’agit d’avancées significatives pour protéger les civils et restaurer la confiance entre les parties.
D’après des documents consultés par Anadolu, Kinshasa et les rebelles de l’AFC/M23, qui contrôlent de vastes zones dans l’est du pays, doivent désormais instaurer un mécanisme commun chargé de surveiller, vérifier et enquêter sur les violations présumées du cessez-le-feu dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Ce mécanisme devrait inclure trois représentants de chaque camp, ainsi que des membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, tandis que l’Union africaine, le Qatar et les États-Unis y participeront en tant qu’observateurs.
Une avancée majeure des négociations concerne la libération réciproque des prisonniers, sous la supervision du Comité international de la Croix-Rouge, chargé de les identifier.
Malgré ces progrès, plusieurs défis subsistent, notamment en matière de financement du dispositif, de nomination complète de ses membres et de garanties de sécurité pour l’accès des deux parties aux zones concernées.
La région de Minembwe, située sur les hauts plateaux du Sud-Kivu, demeure particulièrement sensible. Les rebelles accusent Kinshasa de vouloir reprendre le contrôle de cette zone par la force, alors que des frappes de drones y ont récemment été signalées.
En dépit des efforts diplomatiques, des affrontements sporadiques continuent dans l’est de la RDC, une région marquée par plus de trente ans de conflits armés.
Le mouvement M23 reste un acteur central de cette crise. Accusé d’être soutenu par le Rwanda voisin, il contrôle des territoires stratégiques dans l’est du pays, notamment les villes de Goma et Bukavu, tombées entre ses mains au début de l’année 2025.
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