Cuba revendique son droit "légitime" à riposter à une agression américaine
16:39, 18/05/2026, lundi
AFP

ADALBERTO ROQUEAFP
Le président cubain Miguel Diaz-Canel (à droite), le colonel Raul Guillermo Rodriguez Castro (au centre), petit-fils de l'ancien président Raul Castro, et le ministre des Forces armées, le général Alvaro Lopez Miera, assistent aux funérailles des 32 soldats cubains tués lors de l'incursion américaine au Venezuela, au cimetière de Colón à La Havane, le 16 janvier 2026.Le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a revendiqué lundi le droit "légitime" de son pays à répondre à une éventuelle agression des Etats-Unis, sur fond de fortes tensions entre La Havane et Washington.
"Cuba, qui subit déjà une agression multidimensionnelle de la part des Etats-Unis, a bel et bien le droit absolu et légitime de se défendre face à une offensive militaire, ce qui ne peut être invoqué logiquement ni honnêtement comme prétexte pour imposer une guerre au noble peuple cubain"
, a écrit M. Díaz-Canel sur X.Cuba a acquis plus de 300 drones militaires et évalue de possibles scénarios de leur utilisation près de la base américaine de Guantánamo, dans l'est de l'île, a affirmé dimanche le média américain Axios, en citant des renseignements classifiés.
Selon Axios, ces informations ont suscité des inquiétudes à Washington, où des responsables mettent en garde contre une
"menace croissante"
du fait de la proximité de ces capacités.Parallèlement, le gouvernement cubain accuse Washington de préparer le terrain politique en vue d'une intervention militaire contre l'île, qui, si elle se matérialisait,
"provoquerait un bain de sang aux conséquences incalculables"
, a dénoncé M. Díaz-Canel.Le dirigeant cubain a également réaffirmé que son pays
"ne représent[ait] pas une menace et n'a[vait] ni plans ni intentions agressives"
envers d'autres nations."Une menace exceptionnelle"
Le président Donald Trump considère que l'île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de la Floride, constitue
"une menace exceptionnelle"
pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Il a multiplié les menaces de "prendre le contrôle"
de Cuba et a même évoqué l'envoi d'un porte-avions.À l'embargo en vigueur depuis 1962 contre Cuba, Washington a ajouté en janvier un blocus pétrolier qui restreint l'approvisionnement en brut de l'île et n'a permis l'arrivée qu'un seul tanker russe avec quelque 100.000 tonnes de brut fin mars.
Début mai, M. Trump a approuvé un nouveau paquet de sanctions contre l'île.
Dans ce contexte, le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s'est rendu jeudi à La Havane pour une rencontre exceptionnelle avec de hauts responsables cubains, alors que les deux pays poursuivent leurs discussions, à l'un des moments les plus tendus de leurs relations bilatérales.
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