Questionnaire sur les violences sexuelles : Aurore Bergé défend le dispositif
13:01, 26/08/2026, mercredi
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@aurorebergeX
La ministre française déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé.La ministre déléguée Aurore Bergé a défendu le questionnaire national sur les violences sexuelles déployé en novembre auprès de 10 millions d'élèves, tout en soulignant la nécessité de renforcer les moyens de l'Éducation nationale pour accompagner les révélations, a-t-elle précisé.
Un dispositif national pour 10 millions d'élèves
Intervenant sur Franceinfo le mercredi 26 août, la ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations a présenté les grandes lignes du questionnaire national qui sera déployé en novembre dans les établissements scolaires.
Ce dispositif concernera l'ensemble des 10 millions d'élèves français, de la maternelle jusqu'au lycée, et se présentera sous forme anonyme pour favoriser la parole libérée, a indiqué Aurore Bergé.
Toutefois, le questionnaire prévoira la possibilité pour un enfant qui le souhaite de révéler son identité afin de pouvoir bénéficier d'un accompagnement professionnel adapté.
Des modalités adaptées à chaque âge
La ministre a précisé que les modalités d'expression seraient calibrées selon l'âge et les capacités des enfants. Pour les plus jeunes, elle a évoqué différentes formes d'expression, notamment le dessin, avant l'utilisation progressive de l'écriture ou de cases à cocher pour les élèves plus âgés.
Par ailleurs, Aurore Bergé a rappelé que les violences sexuelles faites aux enfants peuvent être commises dans le cadre familial ou par des personnes exerçant une autorité sur eux, soulignant le rôle crucial de l'école et de l'État dans la détection et le repérage de ces situations.
Selon elle, les interventions régulières des infirmiers et médecins scolaires, des enseignants ou encore d'associations habilitées conduisent déjà à des révélations de faits de violence, démontrant l'importance de ces réseaux de vigilance dans l'environnement scolaire.
Proposition de loi et engagement parlementaire
Parallèlement au questionnaire, le gouvernement entend poursuivre les travaux législatifs consacrés à la protection des femmes et des enfants contre les violences.
Aurore Bergé a annoncé que la commission spéciale chargée d'examiner la proposition de loi commencera ses travaux le 7 septembre à l'Assemblée nationale, précisant que le texte comporte 69 articles élaborés avec des députés de manière transpartisane.
"Le gouvernement s'est engagé à réserver à ce texte du 'temps gouvernemental'"
, a-t-elle ajouté, afin de permettre aux parlementaires de consacrer le temps nécessaire à son examen approfondi.Mesures réglementaires et renforcement des formations
La ministre a distingué les mesures nécessitant une modification de la loi de celles pouvant être mises en œuvre par voie réglementaire, notamment par décret et circulaire.
Elle a cité la nécessité de faire évoluer les règles afin de ne pas contraindre un enfant à être confronté à la personne mise en cause ou à l'agresseur présumé, une évolution juridique majeure pour la protection des victimes.
En outre, le gouvernement prévoit des mesures structurantes dans le domaine de la formation professionnelle. L'objectif affiché est d'atteindre 100 % de magistrats intervenant dans les dossiers de violences sexuelles formés à ces problématiques spécifiques, a indiqué la ministre.
Cette formation doit également concerner les enquêteurs, notamment sur l'écoute des victimes et les méthodes d'interrogatoire des personnes mises en cause, ainsi que l'ensemble des professionnels au contact des enfants.
Accompagnement et prévention
Aurore Bergé a insisté sur la nécessité de disposer à la fois de personnels suffisamment nombreux et formés pour répondre aux besoins croissants de prise en charge.
Elle a également souligné que la prévention devait permettre aux enfants de se sentir
"suffisamment en sécurité, suffisamment légitime et libre à révéler"
des faits de violence dont ils seraient victimes ou témoins. Le dispositif annoncé pour novembre devra ainsi être accompagné de capacités de suivi suffisantes dans les établissements scolaires, alors que les travaux parlementaires sur la proposition de loi doivent débuter début septembre
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