Au Kenya, l'essor incontrôlé des "églises" et "pasteurs" autoproclamé

La mort d'au moins 90 personnes, adeptes d'un culte préconisant un jeûne extrême pour rencontrer Dieu, a révélé les dangers des "églises" et "pasteurs" autoproclamés au Kenya, que les autorités de ce pays d'Afrique de l'Est peinent à encadrer.
L'utilisation prétendue de la Bible pour tuer des gens, pour commettre des massacres de masse de civils innocents ne peut être tolérée.
Les autorités religieuses aussi ont commencé à donner de la voix.
Nous devons être capables d'évaluer les messages de certains prédicateurs.
Garde-fous
Les efforts pour mettre en place des garde-fous pourraient toutefois se heurter à une forte résistance.
Mgr Odede a précisé lundi que les églises indépendantes ont rejeté précédemment des propositions de surveillance de la part du Conseil national des églises du Kenya.
Mais le chef charismatique aurait ensuite emmené ses fidèles dans une forêt voisine et les aurait convaincus de jeûner pour rencontrer Dieu.
Les tentatives de contrôle des questions religieuses ont souvent rencontré de l'opposition dans ce pays à majorité chrétienne, en particulier au nom de la liberté de culte.
Il existe plus de 4.000 églises au Kenya, un pays d'environ 50 millions d'habitants, selon des chiffres officiels.
Sermons en ligne
La pauvreté, le manque d'éducation et un accès facile aux sermons en ligne ont contribué à l'essor de ce type de cultes.
La même année, le Directoire des enquêtes criminelles (DCI) a lancé un avertissement au sujet d'une secte nommée Young Blud Saints, visant les étudiants d'université.
Paul Mackenzie Nthenge lui-même avait été arrêté en 2017, accusé de radicalisation.
Il avait à nouveau été arrêté en mars après que deux enfants étaient morts de faim sous la garde de leurs parents. Il avait rejeté les accusations et avait été libéré contre une caution de 100.000 shillings kényans (environ 670 euros).
Il est aujourd'hui détenu, avec 14 autres personnes, dans l'affaire des morts de la forêt de Shakahola.
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