Abbas privé de visa par les États-Unis : Ramallah dénonce un "échec"
15:45, 23/09/2026, mercredi
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ANGELA WEISS AFP
Siège de l'Organisation des Nations unies à New York lors de la 81e session de l'Assemblée générale.Pour la deuxième année consécutive, Washington a refusé un visa à Mahmoud Abbas pour l'Assemblée générale de l'ONU. Le président palestinien a dû s'exprimer par vidéo enregistrée, après un vote de l'ONU l'y autorisant. La Présidence palestinienne dénonce "un échec" de cette manœuvre, la cause palestinienne s'étant imposée dans les discours de nombreuses délégations. La Palestine, observateur non-membre depuis 2012, est reconnue par la majorité des 193 États membres de l'ONU.
Washington voulait écarter Mahmoud Abbas de la scène onusienne. La manœuvre a
"prouvé son échec".
C'est ce qu'a affirmé mercredi un responsable palestinien, alors que la cause palestinienne a occupé une place centrale dans les discours des délégations arabes et internationales à l'ONU.Le porte-parole de la Présidence palestinienne, Nabil Abu Rudeineh, a livré cette analyse dans un communiqué. L'agence palestinienne WAFA l'a relayé. Selon lui, les tentatives d'empêcher la délégation palestinienne de participer à l'Assemblée générale, et d'y prononcer son discours, n'ont pas réussi à marginaliser la cause palestinienne.
Un refus de visa américain pour la deuxième année consécutive
Pour la deuxième année de suite, les États-Unis ont refusé d'accorder un visa à
Mahmoud Abbas
. Ses collaborateurs n'ont pas non plus obtenu de visa pour assister aux réunions de l'Assemblée générale.Ce blocage a donc contraint le président palestinien à participer autrement. Il s'est exprimé par une vidéo enregistrée, faute de pouvoir se rendre à New York.
Un accord de 1947 qui engage Washington
L'accord de siège signé en 1947 entre l'ONU et Washington encadre pourtant cette situation. En tant que pays hôte, les États-Unis s'engagent à faciliter l'accès des représentants d'États et d'entités participant aux réunions onusiennes.
Le 17 septembre, l'Assemblée générale de l'ONU a tranché. Elle a approuvé la participation de Mahmoud Abbas via un discours enregistré, après le refus de Washington de lui délivrer un visa d'entrée.
"La voix du peuple palestinien" s'impose sur tous les continents
Nabil Abu Rudeineh a insisté sur la portée de ce constat.
"La voix du peuple palestinien est devenue fortement présente sur tous les continents du monde"
, a-t-il déclaré.Il a ajouté que cette voix reste inscrite dans les résolutions de l'ONU. Elle l'est aussi dans les positions de la majorité des États membres de l'organisation.
Le porte-parole a par ailleurs affirmé une chose. La
Palestine
continuera de participer à l'Assemblée générale et à tous les forums internationaux, malgré les restrictions imposées à sa participation.Un statut d'observateur qui n'empêche pas une large reconnaissance
La Palestine détient un statut d'État observateur non membre à l'ONU depuis 2012. Ce statut limite ses droits, mais ne bloque pas sa reconnaissance diplomatique.
En effet, sur les 193 États membres de l'ONU, une majorité reconnaît l'
État de Palestine
. Cependant, ses efforts pour obtenir une pleine adhésion se heurtent toujours à l'absence d'approbation du Conseil de sécurité.Ce qu'il faut retenir
Le refus américain de délivrer un visa à Mahmoud Abbas n'a pas empêché la cause palestinienne de s'exprimer à l'ONU. Ramallah y voit la preuve d'un isolement raté.
La Palestine reste donc déterminée à faire entendre sa voix. Malgré les blocages américains, sa présence diplomatique continue de s'affirmer sur la scène internationale.
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