France: Un député condamné pour violences conjugales de retour à l'Assemblée
16:36, 11/01/2023, mercredi
AFP

Le député de La France Insoumise, Adrien Quatennens, quitte un bâtiment annexe de l’Assemblée nationale à Paris, le 11 janvier 2023. @ JULIEN DE ROSA / AFP
Un député français figure de la gauche radicale, condamné pour violences conjugales et suspendu par son groupe parlementaire, a fait son retour à l'Assemblée mercredi.
Adrien Quatennens, absent depuis le mois de septembre, a participé en bout de table, visage fermé, aux travaux d'un rapport d'information sur la réforme du corps diplomatique, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.
Condamné en décembre à quatre mois de prison avec sursis pour des "violences" sur son épouse, le député avait exclu de démissionner, dénonçant un
"lynchage médiatique"
. Il a été suspendu pour une durée de quatre mois du groupe des députés de la France insoumise (LFI), le plus important parti de gauche à l'Assemblée, jusqu'au 13 avril, et siège à ce stade en tant que député non inscrit.
Son retour dans le groupe est également conditionné à un stage de responsabilisation sur les violences faites aux femmes.
"Je respecterai la décision collective du groupe"
, avait déclaré le député, entendant cependant "honorer"
son mandat.L'affaire avait également divisé les partenaires socialistes, communistes et écologistes de LFI au sein de l'alliance de gauche Nupes, où des voix se sont élevées pour réclamer sa démission.
Jugé en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC ou "plaider-coupable"), le député a été condamné pour "violences sans incapacité commises par conjoint" entre octobre et décembre 2021, ainsi que pour "envoi régulier et malveillant de messages" à son épouse entre août et septembre 2022. Il doit verser 2.000 euros de dommages et intérêts.
"L'enquête a conclu à ce que j'avais reconnu: une gifle donnée dans un contexte de dispute, il y a plus d'un an et jamais reproduite, et l'envoi de trop nombreux SMS amoureux suite à une annonce de divorce incomprise"
, avait alors affirmé M. Quatennens.
