"J'ai pensé aujourd'hui que la compagnie canadienne TC Energy, derrière l'oléoduc Keystone XL, vicieusement abandonné par l'administration incompétente de Biden, devrait revenir en Amérique et le faire construire, maintenant!"
a écrit Trump sur son réseau social, Truth Social."Le gouvernement Trump est très différent : autorisations facilitées, démarrage presque immédiat!"
a-t-il ajouté, précisant que si TC Energy n'était pas intéressé, une autre entreprise pourrait prendre en charge le projet.Ces déclarations interviennent dans un contexte où Donald Trump menace d'imposer, début mars, des droits de douane de 25% sur les produits en provenance du Canada et du Mexique. Cependant, des droits de douane moins élevés, de 10%, sont prévus pour le secteur énergétique canadien. Le Canada représente près de 60% des importations de pétrole brut des États-Unis.
Le Président américain a également évoqué la possibilité de faire du Canada le 51e État des États-Unis, menaçant d'utiliser la "force économique"
pour y parvenir. Lancé en 2008, le projet Keystone XL, soutenu par Ottawa, mais critiqué par les écologistes, avait été annulé une première fois sous la présidence de Barack Obama en raison de son impact environnemental. Donald Trump l'avait relancé lors de son premier mandat pour des raisons économiques.
La révocation du décret de son prédécesseur était l'une des promesses de campagne de Joe Biden dans le cadre de son plan de lutte contre le changement climatique, ce qui avait déçu le Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui souhaitait achever ce projet pour permettre au pétrole canadien d'atteindre de nouveaux marchés.
En juin 2021, TC Energy avait annoncé l'abandon définitif du projet.
Le Keystone XL visait à étendre l'oléoduc existant, Keystone, pour transporter des hydrocarbures de la province de l'Alberta, au Canada, vers plusieurs destinations aux États-Unis.
Notoirement climatosceptique, Donald Trump reste indifférent aux préoccupations concernant les gaz à effet de serre des énergies fossiles et continue de défendre sa politique "Drill, baby, drill" ("forons à tout-va"). Il avait également quitté l'accord de Paris sur le climat et décrété un "état d'urgence énergétique"
pour stimuler la production de pétrole et de gaz aux États-Unis, visant à réduire les prix pour les Américains. 
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