Détroit d'Ormuz : Adnoc annonce une nouvelle attaque
10:51, 15/08/2026, samedi
AFP

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Deux navires appartenant à la Compagnie pétrolière nationale d'Abou Dhabi (ADNOC) des Emirats arabes unis (EAU) ont été attaqués alors qu'ils traversaient le détroit d'Ormuz, Un navire de la compagnie énergétique publique émiratie Adnoc a subi une attaque vendredi soir alors qu'il franchissait le détroit d'Ormuz, a indiqué samedi la société dans un communiqué cité par l'agence officielle WAM, précisant que l'incident n'avait fait aucun blessé.
Nouvelle attaque contre un navire Adnoc
Selon le communiqué publié samedi par l'agence officielle WAM, l'incident s'est produit vendredi soir alors que le navire transportant des hydrocarbures traversait le détroit stratégique. La compagnie publique Adnoc a précisé que la situation avait été rapidement maîtrisée sans faire de victimes.
"L'incident n'a fait aucun blessé et la situation a été maîtrisée",
a-t-elle affirmé.Par ailleurs, cette agression intervient dans un contexte de tensions croissantes, plusieurs autres tankers affrétés par Adnoc ayant déjà été visés jeudi ainsi que la semaine précédente dans cette même zone maritime. Ces attaques répétées s'inscrivent dans une escalade qui menace la sécurité des voies d'approvisionnement énergétique mondiales.
Le détroit d'Ormuz sous haute tension
Le détroit d'Ormuz, passage obligé reliant le Golfe à l'océan Indien, demeure verrouillé par l'Iran depuis le début des hostilités régionales fin février, tandis que les forces américaines maintiennent un blocus strict sur les ports iraniens. Cette paralysie du trafic maritime a contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre les belligérants.
En outre, des médiateurs internationaux appellent désormais les parties à respecter le protocole d'accord signé en juin par Washington et Téhéran. Les négociations peinent toutefois à progresser dans ce climat de méfiance réciproque.
Accusations émiriennes et conditions iraniennes
Vendredi, les autorités émiries ont fermement dénoncé ces agressions attribuées à Téhéran.
"Le ciblage de la navigation commerciale et l'utilisation du détroit d'Ormuz comme outil de coercition ou de chantage économiques représentent des actes de piraterie commis par le corps des Gardiens de la révolution islamique d'Iran, et constituent une menace directe pour la stabilité de la région, de ses peuples, ainsi que pour la sécurité énergétique mondiale"
, a écrit le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué officiel.Toutefois, Téhéran pose ses conditions à la réouverture de cette voie stratégique. Mohammad Bagher Zolghadr, qui dirigeait alors la sécurité iranienne, a exigé notamment la fin de la
"guerre et de l'agression contre l'Iran et ses alliés au Liban, en Palestine, au Yémen et en Irak"
ainsi que la levée du blocus naval américain, selon des déclarations rapportées par l'agence Tasnim.Pour rappel, le détroit d'Ormuz concentre environ un cinquième des échanges pétroliers mondiaux et constitue un point de passage critique pour les économies énergétiques des Émirats arabes unis et des autres États riverains du Golfe.
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