WWF fait appel contre l'extraction minière sous-marine en Norvège
17:40, 25/02/2025, mardi
AFP

PATRICIA DE MELO MOREIRAAFP / Archive
WWF fait appel après avoir été déboutée sur l'extraction minière sous-marine en Norvège, le 25 février 2025.Déboutée une première fois par la justice, l'ONG WWF a annoncé mardi qu'elle faisait appel dans le litige qui l'oppose à l'État norvégien, accusé d'avoir voulu illégalement ouvrir les fonds sous-marins du pays à la prospection minière.
L'ONG, via sa branche norvégienne, reproche à l'État de ne pas avoir réalisé d'études d'impact suffisantes au regard de la loi avant de lancer en 2024 le processus d'ouverture de zones, principalement dans l'Arctique, à la prospection minière.
Essentiellement à l'état de projet, l'extraction minière sous-marine est extrêmement controversée.
Ses détracteurs, ONG, chercheurs et États s'inquiètent de son impact sur les écosystèmes et pointent les nombreuses inconnues.
Ses défenseurs, eux, la jugent nécessaire pour se procurer les minéraux indispensables à la transition verte, tout en s'affranchissant de la dépendance à la Chine, aujourd'hui le plus gros fournisseur.
Le 13 février, un tribunal d'Oslo avait donné tort à WWF Norvège.
"Nous ne sommes pas d'accord avec les conclusions du tribunal de district d'Oslo et nous estimons que le jugement contient plusieurs erreurs graves"
, a affirmé la présidente de l'ONG, Karoline Andaur, mardi dans un communiqué.Bien qu'il envisageait de délivrer ses premiers permis d'exploration en 2025, le gouvernement de centre gauche a consenti à ne pas le faire cette année du fait d'un compromis qu'il a dû passer avec un autre parti pour faire passer son budget au Parlement, où il est minoritaire.
La communauté internationale aborde une année 2025 cruciale qui pourrait dessiner l'avenir de l'extraction minière en haute mer, alors que l'Autorité internationale des fonds marins (AIFM), basée en Jamaïque, négocie un
"code minier"
.Celui-ci établira les futures règles d'exploitation des ressources du plancher océanique sous sa juridiction.
Une trentaine de pays, dont la France, se sont déjà prononcés en faveur d'un moratoire sur cette activité.
À lire également:
À lire également:

Société
Trump réclame la reprise immédiate de l'oléoduc Keystone XL abandonné par Biden

Société
L'ONU relance la COP16 à Rome pour débloquer le financement de la biodiversité

Société
Premières poursuites environnementales contre l'administration Trump
Les commentaires que vous publiez sur notre site constituent une ressource précieuse pour les autres utilisateurs. Veuillez faire preuve de respect envers les opinions différentes et les autres membres. Évitez tout langage grossier, offensant, dégradant ou discriminatoire.