Gazole russe: le Kremlin annonce le départ d’un premier pétrolier
14:13, 23/10/2026, vendredi
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Mikhail METZEL / POOLAFP
La Russie annonce le départ d'un premier pétrolier de gazole vers ses acheteurs, dans le cadre d'un accord d'approvisionnement conclu avec les États-Unis.La Russie a annoncé le départ d'un premier pétrolier transportant du gazole russe dans le cadre d'un accord d'approvisionnement conclu avec les États-Unis. Selon le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, le navire doit transporter 40 000 tonnes de carburant à destination du marché américain. Cet accord, annoncé par Donald Trump après un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, prévoit plusieurs livraisons supplémentaires. Moscou affirme vouloir répondre à la demande américaine, tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky met en garde contre les conséquences de ces exportations sur le financement de l'effort de guerre russe.
La Russie a annoncé vendredi le départ d'un premier pétrolier transportant du gazole russe vers ses acheteurs, dans le cadre d'un accord d'approvisionnement conclu avec les États-Unis au début du mois.
"Si je comprends bien, le ministère de l'Énergie a déjà fait savoir que le premier pétrolier est effectivement en route vers ses destinataires, ses acheteurs. Désormais, ces livraisons se poursuivront régulièrement"
, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d'un point de presse.Cette annonce intervient deux jours après les déclarations du vice-Premier ministre russe Alexandre Novak. Celui-ci avait indiqué que Moscou et Washington finalisaient les contrats d'approvisionnement en gazole. Le départ du premier navire vers les États-Unis était alors prévu jeudi.
Selon Alexandre Novak, le pétrolier doit transporter
40 000 tonnes de gazole russe à destination des États-Unis
. D'autres cargaisons devraient suivre. Le responsable russe a également assuré que Moscou répondrait à la demande américaine, dans la limite de ses capacités d'approvisionnement.Un accord énergétique entre Donald Trump et Vladimir Poutine
Au début du mois, le président américain Donald Trump avait annoncé un accord d'approvisionnement en gazole après un entretien téléphonique avec son homologue russe, Vladimir Poutine.
Dans le cadre de cet accord, Moscou s'était engagé à
"fournir immédiatement"
plus de 300 000 tonnes de gazole aux États-Unis et aux marchés mondiaux.Donald Trump avait également annoncé des livraisons supplémentaires. Selon ses déclarations, la Russie devait fournir 500 000 tonnes en novembre, puis un million de tonnes
"immédiatement après".
Le président américain avait enfin évoqué trois millions de tonnes supplémentaires, qui seraient livrées
"dans un délai court"
. Le calendrier dépendrait notamment de l'état des raffineries russes produisant du gazole.L'Ukraine critique les exportations de gazole russe
Vladimir Poutine avait affirmé que ces livraisons aux États-Unis et aux marchés mondiaux seraient bénéfiques pour l'économie mondiale.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait, pour sa part, critiqué cet accord. Il avait averti qu'un assouplissement des restrictions visant les exportations russes de gazole pourrait contribuer au financement de l'effort de guerre de Moscou.
Cet accord énergétique intervient dans un contexte de tensions liées à la guerre en Ukraine et aux restrictions imposées aux exportations russes. Les livraisons annoncées pourraient ainsi avoir des implications économiques et géopolitiques, au-delà des relations commerciales entre Washington et Moscou.
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