Cette déclaration intervient à la suite d'un article publié par plusieurs médias internationaux, dont le New York Times, selon lequel l'administration du président américain Donald Trump envisage de renvoyer des migrants vers la Libye.
Le journal américain, citant quatre responsables américains anonymes, a indiqué, mardi, qu'un transfert de migrants vers la Libye pourrait avoir lieu, possiblement à bord d'un avion militaire américain, et que l'opération pourrait commencer cette semaine.
Dans un communiqué, le gouvernement libyen, basé à Tripoli, a déclaré avoir "suivi les informations publiées dans les médias internationaux concernant l'intention des autorités américaines de rapatrier des migrants vers la Libye"
. Il a formellement démenti l'existence de tout accord ou coordination avec Washington en ce sens et rejeté catégoriquement l'idée que le territoire libyen puisse servir de destination pour l'expulsion de migrants sans son consentement, affirmant son droit souverain à protéger son territoire.
Le gouvernement a également précisé que certaines entités parallèles non reconnues, sans en préciser la nature, pourraient être impliquées dans de tels arrangements, mais qu'elles ne représentent pas l'État libyen et n'engagent en rien sa responsabilité légale ou politique.
Le New York Times a également rapporté que les affrètements de vol et les expulsions sont menés dans la plus grande discrétion, tout en notant que des obstacles juridiques et logistiques pourraient entraver l'opération.
Par ailleurs, d'autres médias américains ont fait état de critiques potentielles de la part d'ONG de défense des droits humains, qui pourraient s'opposer à cette mesure en raison du contexte de guerre prolongée en Libye et du manque d'infrastructures d'accueil adaptées pour les migrants.
À 17h00 TU, la Maison Blanche n'avait toujours pas réagi officiellement à ces informations.
Depuis son entrée en fonction en janvier 2025, Donald Trump a commencé la mise en œuvre de ses promesses électorales, visant à expulser des millions de migrants, en s'appuyant sur une loi datant de 1798, dite "loi sur les ennemis étrangers"
, qui n'était jusqu'alors utilisée que durant les périodes de guerre, pour accélérer les procédures de renvoi. Pour rappel, la Libye est divisée entre deux gouvernements rivaux : l'un, reconnu internationalement, est le gouvernement d'union nationale dirigé par Abdel Hamid Dbeibah, basé à Tripoli et l'autre, désigné par la Chambre des représentants début 2022, est dirigé par Oussama Hamad depuis Benghazi.
Les Libyens espèrent que des élections présidentielle et législatives, attendues depuis des années, permettront enfin de mettre un terme aux conflits politiques et armés, et de clore la transition entamée depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.
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