RDC : l'ONU proroge jusqu'en 2027 les sanctions contre les groupes armés

Le Conseil de sécurité de l'ONU a prolongé mardi jusqu'au 1er juillet 2027 le régime de sanctions visant les groupes armés en RDC, adoptant à l'unanimité la résolution 2825 (2026) qui élargit les critères aux obstructeurs de la MONUSCO.
Selon le texte adopté, le dispositif comprend un embargo sur les armes, des interdictions de voyager, des gels d'avoirs et des contrôles douaniers visant les personnes et entités non gouvernementales actives sur le territoire.
Par ailleurs, le Conseil a élargi le champ d'application des sanctions aux groupes armés faisant obstacle au mandat de la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), notamment en limitant la liberté de mouvement des équipes ou en entravant leurs activités de surveillance. Cette extension vise à renforcer la protection des opérations de paix dans l'est du pays.
Divergences sur les causes du conflit
La résolution demande aux États membres, en particulier ceux de la région des Grands Lacs, de renforcer leur coopération avec le Groupe d'experts et de garantir un accès sécurisé aux personnes, documents et sites nécessaires à l'exécution de son mandat.
Elle souligne également le rôle de l'exploitation illicite des ressources naturelles dans le financement des groupes armés opérant dans l'est du pays, un point qui a suscité des divergences entre membres du Conseil.
Paris défend un outil dynamique
De plus, le diplomate français a précisé que le texte introduit un nouveau critère de désignation visant spécifiquement les groupes armés responsables d'obstruction grave au mandat de la MONUSCO.
Justice pour les experts tués et contexte sécuritaire
Selon la même source, la résolution appelle à poursuivre les efforts pour faire la lumière sur le meurtre de deux membres du Groupe d'experts en 2017, tout en réaffirmant le mandat de celui-ci pour documenter les violations de l'embargo sur les armes.
Dans l'est de la RDC, les Nations unies continuent de faire face à une instabilité chronique alimentée par la présence de multiples groupes armés, dont les Forces démocratiques alliées (ADF), régulièrement citées comme une menace persistante pour les civils et les opérations humanitaires. Cette situation complexe persiste malgré les efforts de stabilisation déployés par la MONUSCO sur le terrain.
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