Primaire française : divisions sur les alliances avec LFI
12:52, 24/09/2026, jeudi
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La primaire réunit trois candidats issus du Parti socialiste, ainsi que Raphaël Glucksmann pour Place publique et Emmanuel Maurel pour la Gauche républicaine et socialiste.
Les cinq candidats à la primaire de la gauche française ont confronté leurs positions sur les alliances avec La France Insoumise lors de leur premier débat télévisé, révélant des lignes de fracture profondes.
Divergences sur les alliances
Selon l'agence AA, les cinq candidats à la primaire de la gauche sociale-démocrate française ont confronté leurs positions pendant plus de deux heures sur la chaîne LCI, révélant des lignes de fracture profondes sur les alliances électorales.
C'est sur ce dernier sujet que les échanges se sont particulièrement tendus, tandis que les candidats affichaient davantage de convergences sur les questions économiques et sociales, notamment sur l'amélioration du pouvoir d'achat et la justice fiscale.
Glucksmann et Guedj excluent LFI
Raphaël Glucksmann, dirigeant de Place publique, a catégoriquement exclu toute alliance avec La France insoumise (LFI), aussi bien pour la présidentielle de 2027 que pour les élections législatives qui suivront.
"Il n’y aura pas d’alliance aux législatives avec La France insoumise",
a-t-il affirmé, assurant que des candidats de la "gauche démocratique"
seraient présentés dans toutes les circonscriptions. Par ailleurs, il a estimé que cette stratégie permettrait de rallier des électeurs partageant des positions de gauche sur les questions sociales ou écologiques, mais refusant une alliance avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon.
Jérôme Guedj a défendu une ligne similaire, affirmant qu'il ne s'allierait
"plus jamais"
avec LFI. Le député de l'Essonne, qui entend incarner une "gauche républicaine",
a rappelé son opposition à l'alliance conclue avec LFI lors des élections législatives de 2024.Faure défend la convergence
À l'inverse, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a défendu la nécessité de conserver des convergences avec les autres composantes de la gauche.
Il a notamment fait valoir que les députés socialistes votaient fréquemment dans le même sens que les élus insoumis, communistes et écologistes à l'Assemblée nationale.
"Nous aurons besoin à un moment dans l’Hémicycle de retrouver les forces de gauche"
, a-t-il déclaré, avant d'appeler à ne pas "cracher sur le reste de la gauche".
De plus, Faure a estimé nécessaire de reconquérir les électeurs qui ont jusqu'ici choisi Jean-Luc Mélenchon, plaidant pour une stratégie d'ouverture plutôt que d'exclusion.
Positions diverses et calendrier
Ségolène Royal a critiqué la place prise par LFI dans les discussions, estimant qu'il existait une
"obsession"
autour du mouvement de Jean-Luc Mélenchon et que celle-ci contribuait à le replacer au centre du débat. Tandis qu'Emmanuel Maurel s'est refusé à définir la primaire uniquement par opposition à Mélenchon, le député du Val-d'Oise déclarant ne pas vouloir anticiper les alliances futures.
En outre, il a défendu le principe d'un rassemblement de la gauche, voire d'un
"front républicain"
, dans l'hypothèse d'une arrivée de l'extrême droite au pouvoir.La primaire réunit trois candidats issus du Parti socialiste, ainsi que Raphaël Glucksmann pour Place publique et Emmanuel Maurel pour la Gauche républicaine et socialiste.
Le premier tour est prévu les 9 et 10 octobre, avant un éventuel second tour les 16 et 17 octobre. Deux autres confrontations télévisées doivent se tenir avant le scrutin, dont une le 1er octobre sur France 2 et France Inter, puis une dernière sur BFMTV.
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