ONU : Zagreb dénonce les honneurs rendus à Mladic
12:37, 23/09/2026, mercrediM: Mise à jour: 12:39, 23/09/2026, mercredi
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LEONARDO MUNOZAFP
Le Premier ministre croate, Andrej Plenkovic, prend la parole lors de la 81e Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'Organisation des Nations unies à New York, le 22 septembre 2026. Le Premier ministre croate Andrej Plenkovic a vivement critiqué mardi la Serbie devant l'Assemblée générale de l'ONU pour les honneurs militaires rendus au criminel de guerre Ratko Mladic, les qualifiant d'affront aux victimes et aux juridictions internationales.
Dénonciation à la tribune des Nations unies
Andrej Plenkovic a dénoncé devant les dirigeants mondiaux réunis à New York les honneurs militaires et officiels accordés par la Serbie à l'ancien commandant des forces serbes de Bosnie.
"Les honneurs militaires et officiels accordés à Mladic en Serbie constituent un affront à ses victimes et aux décisions des juridictions internationales"
, a-t-il déclaré lors du débat général de la 81e session de l'Assemblée générale. Cette cérémonie rendue au criminel de guerre décédé constitue selon le chef du gouvernement croate une provocation inacceptable envers la justice internationale.
Incompatibilité avec les valeurs européennes
Le Premier ministre croate a affirmé qu'une véritable réconciliation en Europe exigeait de faire directement face aux crimes du passé, insistant sur la nécessité pour les États de respecter les victimes.
La participation de l'État serbe à des événements glorifiant Mladic reste
"totalement incompatible avec les valeurs de l'Union que la Serbie aspire à rejoindre"
, a-t-il ajouté. Par ailleurs, il a souligné que tout pays candidat à l'adhésion européenne devait démontrer un engagement indéfectible envers l'état de droit et la justice transitionnelle.Les crimes du "boucher des Balkans"
Andrej Plenkovic a rappelé que les atrocités commises par Ratko Mladic avaient culminé avec le génocide de Srebrenica en 1995, mais qu'elles s'étaient amorcées plus tôt avec le bombardement de villes croates et le meurtre de civils.
Connu comme le "boucher des Balkans", Mladic avait été condamné en 2017 à la réclusion à perpétuité par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis durant le conflit de 1992 à 1995. Il est mort en détention à La Haye en août dernier, suscitant de vives réactions dans la région des Balkans.
Application des normes au Moyen-Orient
De plus, le chef du gouvernement croate a élargi son propos à la situation au Moyen-Orient, estimant que la communauté internationale devait appliquer les mêmes normes juridiques pour protéger les civils dans la bande de Gaza.
Il a également réaffirmé le soutien de Zagreb à une solution négociée à deux États permettant aux Israéliens et aux Palestiniens de vivre dans la paix et la sécurité, selon des principes identiques à ceux invoqués pour les Balkans.
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