Pétrole: le Brent franchit les 100 dollars
18:06, 23/07/2026, jeudi
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Le Brent a également gagné près de 30 dollars, soit environ 40%, depuis début juillet et affiche une hausse mensuelle de 35,3%.Le baril de Brent a dépassé ce jeudi les 100 dollars pour la première fois depuis fin mai, porté par l'embrasement du conflit au Moyen-Orient et les menaces pesant sur le transport maritime pétrolier, selon les données de marché.
Hausse historique des cours
Selon les données de marché, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a brièvement dépassé ce jeudi les 100 dollars, niveau inédit depuis le 26 mai. Vers 15H05 à Paris, il affichait un gain de 6,05%, à 99,76 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain de même échéance progressait de 5,02%, à 91,19 dollars, son plus haut niveau depuis début juin.
Par ailleurs, le Brent a également gagné près de 30 dollars, soit environ 40%, depuis début juillet et affiche une hausse mensuelle de 35,3%, l'une des plus fortes depuis dix ans. Cette envolée traduit les craintes des investisseurs quant à la pérennité des approvisionnements mondiaux en hydrocarbures.
Attaques en mer Rouge
Cette tension survient après la revendication par les Houthis du Yémen d'attaques aux missiles et aux drones contre deux pétroliers saoudiens en mer Rouge. Le groupe affirme que les navires avaient enfreint son blocus maritime visant les ports saoudiens, selon des sources concordantes.
De plus, le service britannique de sécurité maritime UKMTO a signalé qu'un navire avait été touché au sud-ouest d'Al-Shuqaiq, provoquant un incendie sans faire de blessés. Plusieurs bâtiments ont par ailleurs évité le détroit de Bab el-Mandeb après les avertissements des Houthis, ouvrant ainsi un nouveau front pour les approvisionnements pétroliers.
Tensions au détroit d'Ormuz
Le trafic maritime peine également à s'assurer dans le détroit d'Ormuz, où le Corps des gardiens de la révolution iranien a fait état d'une explosion sur un pétrolier près de ce passage stratégique, contraignant des navires à faire demi-tour. Selon les données de Kpler, le nombre quotidien de navires traversant le détroit d'Ormuz est tombé à 15, contre environ 130 avant le conflit.
En outre, la tension s'est encore accrue jeudi après de nouvelles déclarations de Washington et de Téhéran, ainsi que des attaques signalées en Jordanie et au Koweït. Le président américain Donald Trump a menacé de détruire des centrales électriques ou des ponts iraniens en cas d'attaque contre le trafic maritime à Ormuz, a indiqué la Maison Blanche. Téhéran a averti en retour que toute frappe américaine contre ses infrastructures entraînerait des attaques contre des installations énergétiques régionales liées aux intérêts des États-Unis.
Contexte diplomatique
Toutefois, la reprise des hostilités intervient après la signature, le 17 juin par Donald Trump, d'un protocole d'accord destiné à mettre fin au conflit avec l'Iran. L'accalmie observée ces derniers jours avait alors fait reculer les prix avant une nouvelle flambée liée à l'extension des affrontements.
L'armée américaine mène depuis près de deux semaines des frappes destinées à réduire la capacité de l'Iran à perturber le commerce maritime, selon des sources militaires. Selon la même source, la persistance des tensions sur ces deux routes maritimes stratégiques continue de soutenir la hausse des cours du brut à l'échelle mondiale.
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