Nigeria : 47 000 comprimés de captagon saisis
17:45, 30/08/2026, dimanche
AFP

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47 000 comprimés de captagon saisisLes autorités nigérianes ont intercepté plus de 47 000 comprimés de captagon en provenance du Ghana, destinés au nord du pays où sévit une insurrection jihadiste depuis 2009, a indiqué dimanche l'Agence nationale de lutte contre les stupéfiants (NDLEA).
Un trafic de captagon démantelé
Selon le porte-parole de l'Agence nationale de lutte contre les stupéfiants (NDLEA), Femi Babafemi, les services de répression ont interpellé un suspect nommé Akinbile Kazeem Aikins. Ce dernier tentait de faire entrer au Nigeria quelque 47 200 pilules de captagon, une puissante amphétamine de synthèse, dissimulées dans du savon ainsi que des millions d'opioïdes. La valeur marchande de cette saisie est estimée à 1,5 milliard de nairas, soit environ 966 000 euros.
Destination : le nord du pays
L'homme aurait indiqué aux enquêteurs que cette cargaison devait être livrée dans le nord du Nigeria, une région en proie depuis plus de 17 ans à des violences jihadistes. Par ailleurs, cette zone fait également face aux exactions de groupes armés surnommés
"bandits"
, sans appartenance idéologique affirmée, qui pillent les villages, procèdent à des enlèvements contre rançon et imposent des taxes aux agriculteurs et aux mineurs.La "drogue du terreur"
Le captagon est souvent qualifié de
"drogue du terreur"
en raison de son utilisation présumée pour financer des activités extrémistes dans des zones de conflit. De plus, ce trafic est devenu le principal produit d'exportation de la Syrie au cours de la guerre civile qui a dévasté ce pays de 2011 à 2024, constituant une source de financement-clé pour le régime du président déchu Bachar al-Assad.Saisies précédentes et lutte antidrogue
En septembre 2021, la NDLEA avait déjà saisi 451 807 comprimés de captagon dans un port de Lagos, la capitale économique. En outre, l'agence avait intercepté 10 000 autres pilules en avril dernier dans l'État de Kwara, où des jihadistes présumés avaient tué au moins 165 personnes en février lors d'une attaque sanglante. Selon la même source, Femi Babafemi avait précisé à l'AFP que
"terroristes et bandits"
utilisent ces substances "afin de pouvoir mener leurs activités néfastes".
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