Macron réitère le soutien de la France à l'armée libanaise et à la stabilité dans la région
10:48, 20/04/2024, samedi
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Ludovic MARINAFP
Le président français Emmanuel Macron salue les photographes alors qu'il attend l'arrivée du Premier ministre libanais avant leur rencontre au palais de l'Élysée à Paris, le 19 avril 2024.Le président français, Emmanuel Macron, a réitéré ce vendredi le soutien de la France à l'armée libanaise dans tous les domaines, soulignant l'importance de la stabilité du Liban et la nécessité de le tenir à l'écart des répercussions de la guerre qui sévit à Gaza.
Macron s'exprimait lors de sa rencontre avec le premier ministre libanais, Najib Mikati, au palais de l'Élysée à Paris, selon ce qui a été indiqué par un communiqué de la présidence du gouvernement libanais.
La réunion, d'une durée de trois heures, a abordé les relations libano-françaises et la situation au Liban et dans la région.
Un déjeuner de travail a été organisé lors de cette réunion, auquel ont participé, du côté libanais, le commandant-en-chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun et, et du côté français, le chef d'état-major des armées françaises, Thierry Burkhardt, et l'émissaire spécial de l'Élysée pour le Liban, Jean-Yves Le Drian, selon le communiqué.
"Au cours de la réunion, le président Macron a réaffirmé le soutien de la France à l'armée libanaise dans tous les domaines, et a souligné l'importance d'un Liban stable et la nécessité de le tenir à l'écart des répercussions des événements actuels à Gaza"
, ajoute le communiqué.Le président français a également
"réaffirmé l'initiative concernant la solution au Liban-Sud présentée par la France en février dernier, avec quelques amendements qui tiennent compte de la réalité et des évolutions actuelles".
L'initiative prévoit le retrait des combattants du Hezbollah et de leurs alliés à une distance de 10 à 12 kilomètres de la frontière avec Israël et la cessation des violations aériennes israéliennes.
Dans sa réponse à l'initiative française, le ministre libanais des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib avait estimé à l'époque qu'elle
"comporte de nombreux points positifs et acceptables"
, soulignant le fait que "certains points nécessitent des recherches plus approfondies".
De son côté, Mikati a remercié Macron pour
"les efforts qu'il déploie constamment pour mettre fin à l'agression israélienne contre le Liban et soutenir l'armée avec des équipements et une expertise lui permettant de mener à bien ses missions"
, selon le même communiqué.Le Premier ministre libanais a indiqué que son entretien avec Macron
"s'est particulièrement penché sur le dossier des déplacés syriens"
, expliquant au président français "les dangers que représente le nombre considérable de personnes déplacées pour le Liban".
Mikati a également renouvelé son appel à la communauté internationale pour qu'elle assume ses responsabilités dans la résolution de ce conflit dont les répercussions pourraient s'étendre notamment vers l'Europe, explique le communiqué du gouvernement libanais.
Depuis le 8 octobre dernier, la frontière israélo-libanaise est le théâtre de tensions, de bombardements et d'échanges de tirs entre l'armée israélienne d'une part, et le Hezbollah libanais et les factions palestiniennes de l'autre, qui ont fait des morts et des blessés des deux côtés.
Après la déclaration de guerre israélienne au mouvement de résistance islamique Hamas, le Hezbollah a déclaré à maintes reprises qu'il ne restera pas neutre et soutiendra la résistance palestinienne à travers des opérations lancées contre des positions israéliennes près de la frontière avec le Liban.
Israël poursuit sa guerre dans l'enclave palestinienne malgré l'adoption d'une résolution pour un cessez-le-feu immédiat par le Conseil de sécurité de l'ONU et la comparution de Tel Aviv devant la Cour internationale de justice pour des accusations de
"génocide".
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