18:04, 05/08/2026, mercredi
Gaza: le Qatar accuse Israël de bloquer le plan de paix
Le Qatar accuse Israël de retarder la mise en œuvre du plan de paix pour Gaza. Majed Al Ansari, porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, dénonce une escalade meurtrière ayant fait plus de trente martyrs. Selon Doha, ces frappes visent à faire dérailler la deuxième phase du processus dirigé par Donald Trump. Le Qatar exige un retrait israélien de toutes les terres occupées, conformément au droit international.
Le Qatar hausse le ton. Doha, médiateur du cessez-le-feu en Palestine, accuse Israël de retarder la mise en œuvre du
plan de paix pour Gaza
. L'accusation intervient après l'annonce d'un accord sur la deuxième phase du processus dirigé par Donald Trump.Cet accord marque une avancée réelle. Pourtant, l'État génocidaire l'a aussitôt critiqué. Dans le même temps, les frappes se sont intensifiées sur l'enclave palestinienne assiégée.
Doha désigne clairement le responsable du blocage
Majed Al Ansari, porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, s'est exprimé sans détour. Selon lui, la communauté internationale sait désormais qui fait obstacle.
"Il est clair, pour la communauté internationale, qui fait obstacle à la mise en œuvre de l'accord"
, a déclaré le porte-parole. Ainsi, Doha renvoie la charge de la preuve à Tel-Aviv.Le diplomate qatari s'appuie sur les prises de position américaines. En effet, la publication de Donald Trump au sujet de la deuxième phase pèse dans la balance. De plus, le soutien affiché par le président américain au plan renforce cette lecture.
"Font peser l'entière responsabilité sur la partie israélienne"
, a ajouté Majed Al Ansari. Autrement dit, le blocage ne vient pas des médiateurs.Une escalade militaire qui vise le processus
Le porte-parole qatari lie directement les frappes récentes au sabotage du processus. Par ailleurs, il souligne la nature des cibles visées.
"Ce que nous avons vu ces derniers jours, avec l'escalade, le ciblage de civils de cette manière, la chute de plus de 30 martyrs à la suite de ces attaques continues, n'est rien d'autre qu'une tentative de faire dérailler la mise en œuvre du plan et de bloquer les solutions pacifiques au conflit"
, a-t-il affirmé.Plus de trente martyrs sont donc tombés en quelques jours. Ces victimes rappellent le coût humain du blocage diplomatique. C'est pourquoi Doha parle d'une manœuvre délibérée.
Des civils visés malgré le cessez-le-feu
Le cessez-le-feu devait protéger la population civile. Cependant, les bombardements se poursuivent sur des zones densément peuplées.
Cette contradiction alimente la défiance des médiateurs. En revanche, aucune justification militaire crédible n'a été avancée par Israël.
Le retrait israélien, une obligation du droit international
Interrogé sur la question du retrait, Majed Al Ansari a rappelé la position constante du Qatar. Celle-ci ne varie pas depuis le début des négociations.
"Nous pensons qu'Israël doit se retirer de toutes les terres qu'il occupe, conformément au droit international"
, a-t-il déclaré. Cette exigence couvre Gaza, la Palestine occupée (Cisjordanie) et Jérusalem-Est.Le porte-parole écarte ensuite l'argument sécuritaire.
"Cette occupation ne peut être justifiée par aucune situation sécuritaire, passée ou présente"
, a-t-il précisé.Enfin, il qualifie le retrait de fait juridique incontestable.
"Leur retrait est un fait simple au regard du droit international, contre lequel il n'est pas possible d'argumenter"
, a-t-il conclu.Ce que prévoit la deuxième phase du plan pour Gaza
La deuxième phase constitue le cœur du dispositif. Elle engage les parties sur trois volets précis.
Premièrement, elle prévoit un retrait israélien progressif du territoire palestinien. Deuxièmement, elle organise le déploiement d'une force internationale de stabilisation. Troisièmement, elle aborde la question du désarmement du Hamas.
Chaque volet dépend du précédent. Par conséquent, tout retard sur un point paralyse l'ensemble du calendrier.
Le rôle central des médiateurs
Le Qatar, l'Égypte et la Türkiye portent l'essentiel de l'effort diplomatique. Ces trois pays maintiennent le canal de discussion ouvert.
Doha assure que les médiateurs poursuivent leur travail. Ainsi, malgré l'escalade, la table des négociations reste dressée.
La Türkiye joue notamment un rôle actif dans les garanties de mise en œuvre. De plus, Ankara plaide pour une supervision internationale du retrait.
Une pression américaine encore décisive
Le plan porte la signature politique de Donald Trump. Dès lors, Washington dispose d'un levier direct sur le gouvernement israélien.
Les messages publics du président américain ont changé la donne. En effet, ils privent Tel-Aviv de l'argument selon lequel les médiateurs freineraient le processus.
Toutefois, la question reste ouverte. Washington transformera-t-il ce soutien verbal en pression concrète ? La réponse déterminera le sort de la deuxième phase.
Un test pour la crédibilité du droit international
Le blocage actuel dépasse le cadre du seul cessez-le-feu. Il interroge la capacité du droit international à s'imposer.
Les résolutions sur l'occupation existent depuis des décennies. Pourtant, leur application reste suspendue à la volonté politique des grandes puissances.
Pour les Palestiniens de Gaza, l'attente se mesure en vies humaines. C'est pourquoi chaque jour de retard aggrave une catastrophe humanitaire déjà hors norme.
Le Qatar a désigné le responsable du blocage sans ambiguïté. Israël retarde la mise en œuvre du plan de paix pour Gaza, malgré l'accord sur la deuxième phase.
Les frappes continuent. Les martyrs s'accumulent. Cependant, les médiateurs maintiennent leurs efforts et le droit international, lui, ne se négocie pas.
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