France : les abus sur les fichiers policiers bondissent de 81 %
13:31, 24/09/2026, jeudi
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Le document révèle que des fonctionnaires sont régulièrement sollicités sur des plateformes comme WhatsApp, Snapchat ou Telegram pour extraire des informations contre rémunération. Les enquêtes de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour recherches injustifiées dans les fichiers de police ont augmenté de 81 % en 2025, atteignant 136 cas contre 75 en 2024, selon son rapport annuel publié mercredi.
Une hausse de 81 % des investigations
Selon le rapport annuel publié mercredi, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a recensé 136 enquêtes pour consultations abusives de bases de données en 2025, contre 75 seulement durant l'exercice précédent.
Cette progression illustre une dérive croissante dans l'utilisation des fichiers sensibles, la
"police des polices"
renforçant également ses contrôles sur les accès illégaux.Réseaux sociaux au cœur du trafic
Le document révèle que des fonctionnaires sont régulièrement sollicités sur des plateformes comme WhatsApp, Snapchat ou Telegram pour extraire des informations contre rémunération.
Des intermédiaires se chargent ensuite de commercialiser ces données en dissimulant soigneusement l'identité des acheteurs aux agents qui effectuent les recherches, créant ainsi un marché parallèle opaque au sein des services, selon la même source.
Des cas concrets de fuites exploitées
Les consultations illégales visent principalement les antécédents judiciaires, les immatriculations de véhicules et les personnes recherchées, tandis que des policiers à Lille ont signalé l'existence de sites internet proposant ces données confidentielles à la vente.
Par ailleurs, l'IGPN cite le cas d'un homme interpellé lors d'une tentative d'achat d'armes, chez qui des informations issues de fichiers de police ont été découvertes sur le téléphone après acquisition via un réseau social, conduisant à l'identification d'un gardien de la paix comme auteur des recherches.
Bilan et renforcement des contrôles
L'institution a ouvert au total 235 enquêtes judiciaires pour atteinte à la probité en 2025, portant notamment sur 88 faits de corruption contre 66 en 2024, ainsi que sur 117 violations du secret contre 93.
Cette hausse s'explique en partie par une meilleure détection interne, une unité nationale anticorruption ayant été créée en septembre 2025 et de nouveaux outils de surveillance des accès ayant commencé à être déployés, a précisé l'IGPN.
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