Détroit d'Ormuz : Téhéran pose ses conditions
11:05, 09/08/2026, dimanche
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Téhéran pose ses conditionsL'Iran a formulé samedi des conditions drastiques aux États-Unis pour tout déblocage du détroit d'Ormuz, exigeant notamment la fin des hostilités et la levée des sanctions, selon un haut responsable cité par les médias iraniens.
Conditions drastiques pour la réouverture
Selon Mohammad Bagher Zolghadr, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Washington doit satisfaire plusieurs exigences avant tout retour à la normale dans ce passage stratégique.
"Tant que les Etats-Unis ne changeront pas de comportement, le détroit d'Ormuz restera fermé"
, a-t-il averti. Parmi les mesures exigées figurent la cessation définitive des agressions militaires, la levée du blocus imposé aux ports iraniens et la fin de la guerre contre Téhéran et ses alliés.De plus, Téhéran réclame la levée des sanctions américaines, la libération de ses avoirs gelés ainsi que
"l'indemnisation intégrale"
des dommages causés par la guerre déclenchée le 28 février. Ces exigences rappellent le protocole d'accord de juin, qui avait instauré un cessez-le-feu temporaire avant de voler en éclats début juillet, entraînant une reprise des frappes américaines et des ripostes iraniennes.Négociations avec Oman et fermeté persistante
Par ailleurs, Téhéran refuse de revenir à la situation d'avant-guerre et entend imposer des frais de transit, une proposition rejetée par Washington. Les négociations
"se déroulent dans une atmosphère positive et constructive",
a déclaré samedi le ministère omanais des Affaires étrangères, tout en condamnant sans nommer l'Iran "les attaques répétées"
contre les navires dans le détroit.Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne, a estimé que les discussions avec Oman approchaient de leur phase finale, invoquant des
"problèmes techniques"
pour expliquer le retard annoncé. Toutefois, il a réitéré que l'aboutissement des négociations "ne veut bien sûr pas dire qu'Ormuz va rouvrir", évoquant d'autres "conditions et compensations" à disc
uter avec les parties concernées.Nouvelle alliance régionale
Dans ce contexte, l'Arabie saoudite a conclu vendredi un accord de défense avec le Pakistan et la Türkiye, liant ces trois pays sunnites à un moment où les États-Unis sont perçus comme un partenaire de moins en moins fiable.
"Il est important de nous réapproprier davantage notre région, car les puissances hégémoniques extérieures ne résolvent pas les problèmes de la région, elles les exacerbent",
a justifié le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan dans une interview à l'agence publique Anadolu.Selon le même entretien, cette alliance ne doit
"pas se limiter à trois pays",
Hakan Fidan estimant que l'Égypte la rejoindrait "à la prochaine étape"
. Cette initiative intervient alors que les bombardements américains ont cessé depuis plus d'une semaine mais que Donald Trump conditionne cette suspension à la conclusion rapide d'un accord, laissant planer la menace de nouvelles frappes massives contre la République islamique.À lire également:

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