10:31, 21/10/2026, mercredi
David Lisnard choque par ses propos sur le massacre du 17 octobre 1961
Le maire de Cannes, David Lisnard, suscite la polémique après avoir réagi avec agacement à une question d'étudiante sur le massacre du 17 octobre 1961 à Paris. Interrogé sur la répression meurtrière d'une manifestation d'Algériens contre un couvre-feu discriminatoire, l'élu a déclaré: "J'en ai rien à foutre, j'en ai rien à cirer, j'étais pas né." Cet épisode de l'histoire coloniale française reste marqué par la violence de la répression policière et la mort de nombreux manifestants algériens.
Le maire de Cannes, David Lisnard, suscite la polémique après sa réaction à une question sur le massacre du 17 octobre 1961 à Paris. Interrogé par une étudiante sur la répression meurtrière d'une manifestation d'Algériens, l'élu a répondu avec agacement:
"J'en ai rien à foutre, j'en ai rien à cirer, j'étais pas né."
La scène intervient alors que David Lisnard évoquait les violences et les pillages survenus récemment en France. L'étudiante lui a demandé de rappeler les événements du 17 octobre 1961, une date majeure de l'histoire coloniale française.
David Lisnard interpellé sur le massacre du 17 octobre 1961
"Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qui s'est passé le 17 octobre 1961 ?"
, a demandé l'étudiante au maire de Cannes.En réponse, David Lisnard a reconnu la gravité des faits, tout en insistant sur leur ancienneté.
"C'est très grave, c'est dramatique, mais c'était en 61"
, a-t-il déclaré, avant de rappeler qu'il n'était pas né à cette époque.Ces propos suscitent des interrogations sur la manière dont les responsables politiques abordent les épisodes les plus douloureux de l'histoire française. Le 17 octobre 1961 demeure notamment un sujet sensible dans les relations entre la France et l'Algérie.
Que s'est-il passé le 17 octobre 1961 à Paris ?
Le 17 octobre 1961, des milliers d'Algériens manifestent pacifiquement à Paris contre un couvre-feu discriminatoire qui leur est imposé par les autorités françaises. Cette mobilisation intervient dans le contexte de la guerre d'Algérie, alors que le pays est encore sous domination coloniale française.
La manifestation est violemment réprimée par les forces de police, placées sous l'autorité du préfet de police Maurice Papon. De nombreux manifestants sont tués ou blessés. Certains sont jetés dans la Seine.
Le bilan exact de cette répression reste un sujet de recherches historiques. Les travaux consacrés à cet événement ont toutefois établi l'ampleur des violences policières exercées contre les manifestants algériens.
Longtemps minimisé ou occulté dans le débat public, le massacre du 17 octobre 1961 occupe aujourd'hui une place importante dans les discussions sur la mémoire coloniale française et les relations franco-algériennes.
Les propos de David Lisnard replacent ainsi cet épisode historique au cœur de l'actualité politique, en soulevant une question essentielle : comment transmettre la mémoire des violences du passé aux nouvelles générations ?
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