Londres et Washington vont créer un groupe de travail conjoint sur le sujet, afin de partager leur expertise et connaissances, au moment où les "risques et les défis associés à l'environnement numérique ne cessent d'évoluer avec l'émergence de nouvelles technologies, comme l'intelligence artificielle",
écrivent les deux gouvernements dans une déclaration commune. Les deux pays ont chacun déjà pris plusieurs mesures pour renforcer la protection des enfants sur internet, où ils sont susceptibles d'être exposés à des contenus nuisibles, d'être victimes de cyber-harcèlement ou encore d'exploitation sexuelle.
Au Royaume-Uni, une loi dédiée ("Online Safety Act") doit entrer en vigueur l'année prochaine et vise à renforcer les obligations des plateformes, en particulier pour supprimer des contenus illégaux.
Les Etats-Unis ont également mis en place un organisme dédié, qui a récemment publié des recommandations à destinations des plateformes, des responsables politiques et des familles.
L'expérience des enfants sur internet "doit avoir lieu dans un environnement où la sécurité est intégrée dès le départ, et non pas comme une considération secondaire"
, a estimé le secrétaire d'Etat britannique en charge des Technologies Peter Kyle, cité dans le communiqué. "Nous encourageons les plateformes en ligne à agir davantage et plus rapidement afin de protéger les enfants, en prenant des mesures immédiates et en utilisant constamment les ressources en leur possession pour développer des solutions innovantes, tout en s'assurant qu'il existe des protections appropriées"
, indique encore la déclaration conjointe.Les deux gouvernements affirment vouloir agir avec leur "partenaires internationaux"
pour définir des "règles partagées"
en faveur d'un internet "sûr, ouvert et libre".
Au sein de l'Union européenne, la protection des mineurs en ligne est l'une des priorités du règlement sur les services numériques (DSA) entré en vigueur l'an dernier.
La Commission européenne a lancé ces derniers mois plusieurs enquêtes visant Facebook et Instagram (groupe Meta), mais aussi les réseaux sociaux TikTok et Snapchat, pour des manquements à leurs obligations en matière de protection des mineurs.
À lire également:

International
France: la CFDT-Journalistes déplore la nomination d'un député d'extrême-droite au conseil supérieur de l'AFP

International
Des fresques sur les attaques d'Israël à Gaza

International
L'Union européenne reporte son nouveau système de contrôles aux frontières

Sports
Rugbymen accusés de viol en Argentine: La plaignante réfute la maladie

International
Le PAM avertit d'une menace de famine à Gaza à l'approche de l'hiver
Les commentaires que vous publiez sur notre site constituent une ressource précieuse pour les autres utilisateurs. Veuillez faire preuve de respect envers les opinions différentes et les autres membres. Évitez tout langage grossier, offensant, dégradant ou discriminatoire.