Téhéran accuse le Mossad après le meurtre d'un chercheur iranien en France

Les autorités iraniennes ont attribué au Mossad l'assassinat d'Ali Ehsanian, chercheur en intelligence artificielle retrouvé mort à Nice fin mars, alors qu'un adolescent de 15 ans a été mis en examen dans cette affaire.
Les circonstances exactes de son décès n'ont pas été officiellement détaillées par les autorités judiciaires françaises, qui ont toutefois rapidement interpellé un suspect.
Le mineur a par la suite été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire, a indiqué la même source.
L'enquête se poursuit pour déterminer précisément les motivations qui ont pu conduire à ce crime, alors que le profil de la victime suscite désormais des spéculations internationales.
Téhéran pointe du doigt les services israéliens
Les responsables iraniens estiment que ce meurtre s'inscrit dans une campagne systématique visant les scientifiques de la République islamique.
À ce stade, aucun élément rendu public par les autorités françaises ne permet toutefois d'établir un lien entre ce meurtre et une opération menée par un service de renseignement étranger.
Un parcours académique et des liens avec la Défense
Ali Ehsanian, titulaire d'un doctorat délivré par la Sorbonne, développait des travaux de recherche dans le domaine de l'intelligence artificielle, selon des informations relayées par les médias français.
Ces liens supposés avec le secteur de la défense iranienne alimentent les théories selon lesquelles le chercheur aurait été une cible privilégiée pour des services de renseignement étrangers.
Des experts émettent des réserves
À ce stade, aucun élément rendu public par les autorités françaises ne permet toutefois d'établir un lien entre ce meurtre et une opération menée par un service de renseignement étranger.
Selon i24NEWS, qui cite d'anciens responsables et experts des services de renseignement israéliens, l'hypothèse d'une implication du Mossad est jugée peu crédible, estimant qu'il serait inédit qu'une telle opération soit confiée à un adolescent de 15 ans, facilement identifiable et susceptible d'être arrêté.
L'enquête française se poursuit
Dans ce contexte, l'enquête judiciaire ouverte en France demeure principalement centrée sur les circonstances exactes du meurtre et sur le profil psychologique du suspect mineur.
Les enquêteurs cherchent notamment à établir le mobile précis qui a pu pousser l'adolescent à passer à l'acte, dans l'attente d'éventuels éléments nouveaux susceptibles de faire évoluer la direction de leurs investigations.
Les relations entre Téhéran et Tel-Aviv demeurent extrêmement tendues, l'Iran accusant régulièrement Israël d'être responsable d'attaques visant ses intérêts et ses ressortissants sur le territoire iranien et à l'étranger.
Cette affaire s'ajoute ainsi à une longue liste de contentieux bilatéraux marqués par des accusations réciproques et des opérations d'espionnage non revendiquées.
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