Carburants : Mélenchon dénonce des mesures "pas à la hauteur"
16:38, 23/09/2026, mercredi
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THOMAS SAMSONAFP
Jean-Luc Mélenchon, candidat du parti de gauche "La France Insoumise" (LFI) à l'élection présidentielle française de 2027, prononce un discours dans lequel il revient sur sa campagne électorale lors d'une conférence de presse à Paris, le 23 septembre 2026.Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé mercredi que les mesures gouvernementales face à la hausse des prix des carburants n'étaient pas à la hauteur de la situation, appelant l'État à répondre à un "état d'urgence sociale".
Insuffisance des mesures gouvernementales
Selon le leader de La France insoumise (LFI), les dispositifs annoncés par l'exécutif français demeurent inadéquats face à la flambée des prix à la pompe.
Lors d'une conférence de presse tenue mercredi 23 septembre, Jean-Luc Mélenchon a vigoureusement dénoncé une réponse qu'il juge dépassée par les enjeux.
"Le gouvernement, visiblement, est dépassé par la situation et fluctue entre des arguments qui ne tiennent pas plus debout les uns que les autres"
, a-t-il déclaré.Par ailleurs, le candidat à la prochaine élection présidentielle a appelé l'État à reconnaître ce qu'il qualifie d'
"état d'urgence sociale"
, soulignant que la protection des citoyens constitue la première mission des institutions. "Et quelle que soit la situation et quels que soient ses exigences, ses inconvénients, y compris financiers dans un moment comme celui que nous vivons, n'empêche que la fonction de l'État est la protection du citoyen. Et s'il n'y a pas cette protection, alors à quoi bon des institutions, à quoi bon tout le système qui fonde la société elle-même. C'est donc le devoir de l'État de répondre à l'état d'urgence sociale"
, a-t-il affirmé.Critique des dispositifs d'aide
Jean-Luc Mélenchon a particulièrement mis en cause l'efficacité des aides ciblées vers les automobilistes, notamment celles destinées aux grands rouleurs. Il a estimé que les montants proposés ne couvraient qu'une fraction des dépenses réellement supportées par les usagers.
"On a entendu parler d'une prime, d'un dédommagement, d'un chèque, qui pour finir revient à 33 euros par mois pour les grands rouleurs, ce qui n'a aucun rapport avec les sommes qui sont dépensées précisément par les grands rouleurs"
, a-t-il précisé.De plus, il a également dénoncé la complexité administrative de ces dispositifs, qui reposent selon lui sur des démarches que les bénéficiaires doivent effectuer eux-mêmes. Cette approche, a-t-il laissé entendre, témoigne d'une incompréhension des difficultés quotidiennes des Français.
Opposition à Marine Le Pen et les marges
Toutefois, le responsable de LFI ne limite pas sa critique à la majorité gouvernementale, tandis qu'il s'en prend également aux solutions avancées par la droite nationaliste.
Il s'est ainsi opposé à la proposition de Marine Le Pen visant à réduire la TVA sur les carburants, estimant que cette mesure ne constituerait pas un frein efficace à la hausse des prix.
"Le plus grotesque étant évidemment la proposition de Madame Le Pen, puisqu'elle propose de baisser la TVA. Mais la TVA n'a jamais empêché les prix d'augmenter, donc ça ne bloquerait d'aucune manière l'augmentation des prix"
, a-t-il affirmé.En outre, Jean-Luc Mélenchon a insisté sur la nécessité de s'attaquer aux marges des distributeurs pour réguler durablement les tarifs à la pompe.
"Donc il est clair que ce qui est en cause, c'est les marges"
, a-t-il indiqué.Position sur la guerre en Ukraine
Au cours de cette même conférence de presse, le leader insoumis a été interrogé sur l'évolution du conflit en Ukraine. Il a rappelé que son mouvement condamnait fermement l'invasion et réclamait le retrait des forces russes.
"Comme sans doute vous vous en souvenez, nous condamnons depuis le premier jour l'invasion et demandons le retrait de la Russie de l'Ukraine, dans la mesure où l'une de nos positions fondamentales est que nous n'acceptons pas que les problèmes soient réglés par des invasions"
, a-t-il souligné.Il a toutefois exprimé de vives inquiétudes concernant le risque d'escalade militaire, notamment après les frappes ukrainiennes en profondeur sur le territoire russe.
"Même si la Russie est l'envahisseur de l'Ukraine, il n'empêche que dans cette circonstance, l'escalade suit son cours. Et donc, en effet, nous pensons que le risque s'accroît, mais qu'il n'y a toujours pas d'autre issue que la diplomatie et la discussion"
, a-t-il ajouté. Selon la même source, il a enfin rejeté l'idée que la poursuite du conflit armé puisse résoudre la crise.A lire également:

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