L'Éthiopie s'apprête à lancer le 4e remplissage de son mégabarrage sur le Nil

L'Éthiopie s'apprête à lancer la 4e phase du remplissage du réservoir de son mégabarrage sur le Nil bleu, a annoncé jeudi son vice-Premier ministre, malgré l'opposition constante de l'Égypte inquiète pour son approvisionnement en eau en aval.
Outre M. Demeke, également ministre des Affaires étrangères, participent les ministres des Affaires étrangères d'Ouganda, République démocratique du Congo, Soudan du Sud et Tanzanie, tous pays riverains du Nil blanc qui rejoint le Nil bleu au Soudan pour former le Nil.
Mais ni le Soudan ni l'Égypte, les deux pays situés en aval du barrage éthiopien sur le Nil bleu, ne sont représentés. Khartoum et Le Caire ont plusieurs fois demandé à l'Éthiopie de cesser le remplissage du réservoir du Gerd, en attendant un accord tripartite sur les modalités de fonctionnement du barrage, présenté comme le plus grand d'Afrique.
Si l'Égypte, qui dépend du Nil pour environ 97% de ses besoins en eau, continue d'invoquer un droit historique sur le fleuve et d'affirmer que le Gerd représente une menace "existentielle", la position de Khartoum a varié ces dernières années.
"D'accord sur tous les points"
À l'issue de la troisième phase de remplissage, achevée en août dernier, le réservoir contenait 22 milliards de m3 d'eau sur les 74 milliards de sa pleine capacité.
Deux turbines d'une capacité totale de 750 MW fonctionnent déjà, sur les 13 prévues, censées produire à terme plus de 5.000 MW, devant permettre de doubler la production électrique actuelle de l'Éthiopie.
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