Le Liberia annonce accueillir jusqu’à 1 200 personnes transférées des États-Unis
17:22, 19/08/2026, mercredi
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Le ministre de l'Information, des Affaires culturelles et du Tourisme du Liberia, Jerolinmek Matthew Piah.Le Liberia s’apprête à accueillir jusqu’à 1 200 ressortissants de pays tiers transférés des États-Unis au cours des douze prochains mois, en vertu d’un accord avec Washington, a annoncé le gouvernement de Monrovia.
Arrivées programmées et origines des transferts
Selon un communiqué du ministère libérien de l'Information, un premier groupe de 20 personnes doit arriver ce jeudi 20 août sur le sol libérien.
Ces ressortissants, originaires notamment de pays africains et de l'hémisphère occidental, ont été soumis à des autorisations médicales préalables avant leur départ des États-Unis.
Le gouvernement de Monrovia a précisé que ces arrivées s'inscrivent dans le cadre d'un accord prévoyant l'accueil de jusqu'à 1 200 individus sur douze mois.
Statut juridique et libertés garanties
Les autorités libériennes ont affirmé que les personnes transférées ne font l'objet d'aucune poursuite pénale sur le territoire et seront reçues en tant qu'
"invités"
. Par ailleurs, elles pourront également demander l'asile ou quitter librement le pays selon leur volonté, a indiqué le ministère. Le gouvernement s'est également engagé à fournir le soutien nécessaire pour assurer leur sécurité et, le cas échéant, leur protection.
Cadre institutionnel et préparatifs
L'arrangement repose sur un échange de notes daté des 4 et 10 septembre 2025 entre Washington et Monrovia, selon la même source.
Le ministre de l'Information Jerolinmek Piah a déclaré que les transferts s'échelonneront sur une période d'un an, tandis que le ministre de la Justice Natu Oswald Tweh a souligné que les listes nominatives avaient été examinées préalablement. Selon ce dernier, la majorité des concernés ont commis des infractions liées à l'immigration, a rapporté l'Associated Press.
Politique américaine et controverse
Cet accord s'inscrit dans la politique de l'administration Trump visant à délocaliser vers des pays tiers des individus que les États-Unis ne peuvent renvoyer directement vers leur pays d'origine.
De plus, le Liberia a assuré ne pas avoir sollicité de compensation financière, tout en bénéficiant d'un soutien américain pour renforcer son système migratoire.
Toutefois, des associations de défense des droits des migrants dénoncent ces dispositifs, estimant qu'ils exposent des personnes à des risques dans des États avec lesquels elles n'entretiennent souvent aucun lien.
Position des parties et dimension humanitaire
Le département d'État américain a refusé de commenter les détails de cet arrangement, un responsable évoquant la confidentialité des communications diplomatiques.
En outre, le gouvernement libérien présente cette initiative comme une démarche
"humanitaire"
, invoquant sa tradition d'accueil des populations fuyant persécutions et conflits. Pour rappel, les transferts concernent principalement des individus bénéficiant de protections juridiques empêchant leur retour forcé vers leurs pays d'origine pour des raisons de sécurité.
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