Transferts d’argent à l’étranger : l’OCDE appelle à afficher le coût total, frais de change compris
15:49, 24/09/2026, jeudi
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L'organisation souligne que les informations fournies actuellement ne permettent pas toujours à chaque partie de connaître précisément l'ensemble des frais prélevés tout au long du circuit. L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a appelé jeudi les prestataires de services de transfert d'argent à afficher clairement le coût total des opérations, incluant les frais de change, selon un rapport publié par l'organisation.
Un manque de transparence qui pèse sur les expéditeurs
Selon ce rapport, le montant réel supporté par une personne envoyant des fonds à l'étranger dépasse largement les commissions affichées pour l'opération elle-même.
La conversion de la somme dans une devise étrangère représente une part souvent significative et peu visible du coût total, ce qui peut surprendre l'expéditeur comme le destinataire au moment de la transaction.
L'organisation souligne que les informations fournies actuellement ne permettent pas toujours à chaque partie de connaître précisément l'ensemble des frais prélevés tout au long du circuit.
Cette opacité complique la comparaison entre les différents prestataires et limite la capacité des clients à faire des choix éclairés, notamment dans les zones où l'accès aux services financiers reste restreint.
Des préconisations pour clarifier les pratiques
Par ailleurs, l'OCDE recommande que les entreprises du secteur précisent systématiquement le délai prévisionnel de réception des fonds ainsi que les modalités de suivi du paiement.
Ces éléments, accompagnés des conditions exactes du service, devraient permettre aux utilisateurs de mieux appréhender la qualité comparative des offres disponibles sur le marché.
Le document identifie quatre obstacles majeurs qui continuent de freiner les paiements internationaux des particuliers : des tarifs élevés, une lenteur des traitements, un accès restreint aux services et le manque de transparence déjà évoqué.
De plus, ces orientations s'inscrivent dans le cadre des travaux menés par le G20 pour améliorer l'efficacité des transferts transfrontaliers entre les pays membres.
Orientations non contraignantes
Toutefois, ces recommandations constituent uniquement des lignes directrices destinées aux autorités de régulation et aux acteurs du secteur privé.
Elles ne s'imposent pas comme une réglementation nouvelle entrant en vigueur de manière uniforme dans l'ensemble des pays membres ou partenaires de l'organisation.
Selon la même source, l'objectif reste d'inciter à une meilleure transparence sans imposer pour l'instant de cadre juridique contraignant à l'échelle internationale. Les préconisations visent ainsi à guider les réformes nationales sans harmoniser strictement les pratiques commerciales.
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