France : Nuñez rejette les accusations de répression et soutient la police

Le ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez a rejeté les accusations d'interventions policières brutales lors des mobilisations lycéennes et a réaffirmé son soutien aux forces de l'ordre.

La rédaction avecAA
Le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nunez, quitte le palais de l'Élysée à Paris, le 1er octobre 2026, à l'issue de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres au cours de laquelle ont été présentés le projet de loi de finances (PLF) et le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027.

Démenti du ministre

Selon le message publié par le ministre de l'Intérieur sur la plateforme X, Laurent Nuñez a qualifié de "graves et sans fondement" les accusations d'interventions brutales et disproportionnées qui visent particulièrement les jeunes racisés issus des quartiers populaires.

Il réagissait ainsi à un article de franceinfo relayant l'appel du Syndicat de la magistrature à cesser "de réprimer la jeunesse pour la faire taire", a indiqué l'agence.

Défense des forces de l'ordre

"Les forces de l'ordre de la République ne répriment pas la jeunesse mais protègent et encadrent les élèves et étudiants qui veulent porter pacifiquement leurs revendications", a écrit le ministre sur le réseau social.

Par ailleurs, selon ses explications, les forces de sécurité interviennent "avec fermeté et sans délai" pour mettre fin aux dégradations et aux violences commises par les fauteurs de troubles, dans le respect du principe de proportionnalité et sous le contrôle de leur hiérarchie.

De plus, Laurent Nuñez a remercié les forces de sécurité pour leur "engagement sans faille" durant les derniers jours de mobilisation. Il a également dénoncé une "communication accusatoire totalement déconnectée du monde réel", soulignant que "c'est très grave et très inquiétant".

Mise en garde des magistrats

Dans un communiqué publié le 2 octobre, le Syndicat de la magistrature a dénoncé la réponse du gouvernement à la mobilisation lycéenne, estimant que les modalités du maintien de l'ordre ne tenaient pas suffisamment compte de la vulnérabilité des mineurs.

L'organisation évoque notamment l'usage de gaz lacrymogènes, des interpellations brutales et le recours à des armes dites sublétales, selon le même document.

Selon le syndicat, les usages disproportionnés de la force touchent particulièrement les jeunes racisés des quartiers populaires.

Il affirme également que plusieurs saisines de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont eu lieu et déplore l'absence de stratégie d'apaisement, appelant à privilégier des méthodes de désescalade dans la gestion du mouvement.

Poursuite des tensions

En outre, les mobilisations lycéennes se poursuivent depuis plusieurs jours sur le territoire français, avec des rassemblements devant les établissements scolaires qui continuent d'alimenter les débats sur les méthodes de maintien de l'ordre.

Toutefois, le ministère de l'Intérieur maintient que les opérations se déroulent dans le cadre strict du respect des libertés publiques et sous le contrôle de la justice.


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