France : plus de 400 écoles fermées après les violences lycéennes
10:21, 02/10/2026, vendredi
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Le lycée Blaise Pascal à Rouen, en France, thêatre d'une violent incendie, le 1er octobre 2026. Plus de 400 établissements scolaires seront fermés vendredi en France, les cours étant assurés à distance, a annoncé le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray au lendemain d'une mobilisation marquée par des violences.
Fermetures et blessures
Selon Édouard Geffray,
"un peu plus de 400 établissements seront fermés demain",
les cours devant être assurés à distance sur l'ensemble du territoire. Le ministre de l'Éducation nationale a précisé cette décision au journal de 20 heures de France 2, au lendemain d'une journée de mobilisation particulièrement tendue qui a vu des milliers de lycéens et étudiants descendre dans les rues.
Par ailleurs, le ministère a fait état de 170 élèves et 65 personnels de l'Éducation nationale blessés au cours des manifestations.
Édouard Geffray a estimé que le mouvement avait
"changé de nature"
, évoquant "un mouvement de lycéens pris en otage par des mouvements ultraviolents"
et mettant notamment en cause La France insoumise ainsi que des groupuscules d'ultragauche.Bilan des violences et réponse judiciaire
Le ministère de l'Intérieur a indiqué que 1 949 interpellations avaient été réalisées jeudi dans le cadre des manifestations lycéennes et étudiantes à travers la France.
De son côté, le ministère de la Justice a précisé que 1 793 personnes avaient été placées en garde à vue depuis le début de la semaine, témoignant de l'ampleur des débordements.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a dénoncé
"une violence débridée"
lors des événements, tandis que son homologue de la Justice, Gérald Darmanin, réunissait les procureurs généraux en visioconférence jeudi après-midi. Ce dernier a exigé
"une grande fermeté dans la réponse pénale envers les auteurs de ces faits inadmissibles"
, selon un communiqué officiel.À Belfort, deux jeunes hommes tout juste majeurs ont notamment été condamnés pour avoir lancé des projectiles sur les forces de l'ordre en marge des manifestations.
Ils figurent parmi les 34 jeunes interpellés dans cette ville depuis mardi, illustrant la détermination des autorités à poursuivre les cas de violence grave.
Recul gouvernemental sur les frais d'inscription
Dans ce contexte, Édouard Geffray a annoncé que le gouvernement renonçait à son projet controversé de rendre payante l'inscription en BTS et en classe préparatoire pour les étudiants non boursiers.
Ce projet, présenté initialement dans le cadre du budget 2027, prévoyait des frais de 178 euros pour une inscription en BTS et de 270 euros pour les classes préparatoires aux grandes écoles, une mesure largement contestée par les organisations estudiantines.
La mobilisation, à l'appel notamment de l'Union étudiante et de l'Union syndicale lycéenne, a touché jeudi de nombreuses villes françaises. Les cortèges ont défilé à Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Rennes, Nantes, Strasbourg et Grenoble, ainsi que dans plusieurs autres centres urbains du pays.
Enquêtes sur les blessures graves
Par ailleurs, le Défenseur des droits s'est saisi du cas d'un adolescent de 14 ans grièvement blessé lundi à Saint-Ouen-l'Aumône, dans le Val-d'Oise, en marge d'un blocage lycéen.
Une enquête de l'Inspection générale de la police nationale est également en cours concernant cet incident qui a suscité une vive émotion.
Édouard Geffray a également dénoncé
"une entreprise de destruction des services publics"
, tout en appelant "à l'apaisement et au calme"
. Il a assuré que les revendications des lycéens
"restent audibles"
et "doivent être entendues"
, tentant ainsi de distinguer les revendications légitimes des actes de violence qui ont émaillé certaines manifestations.A lire également:

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