Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères a affirmé que ces propos “illustrent non seulement leur état d’esprit, mais aussi l’idéologie fondamentaliste et raciste qui anime l’actuelle administration israélienne”.
Le ministère a également mis en doute les préoccupations d’Israël face aux évolutions en Syrie et au Liban, les décrivant comme “des avancées porteuses d’espoir pour la paix, la stabilité et la prospérité dans la région, soutenues par la communauté internationale”.
Ankara a par ailleurs dénoncé les frappes aériennes et terrestres menées par Israël dans la nuit du 2 avril contre plusieurs sites en Syrie.
“Aucune provocation ni attaque n’a été dirigée contre Israël depuis le sol syrien”
, a souligné le communiqué, ajoutant que “ces offensives simultanées illustrent une politique étrangère israélienne qui alimente le conflit”.
Selon le ministère, les déclarations israéliennes visant la Türkiye visent surtout à détourner l’attention internationale des actions menées par l’armée israélienne à Gaza et en Palestine occupée.
“Ils ne peuvent masquer la réalité de leurs exactions à Gaza, leur guerre contre le peuple palestinien, la violence perpétrée par les colons illégaux et leur projet d’annexer la Palestine occupée”
, a-t-il insisté.Le communiqué a également dénoncé Israël comme “la principale menace pour la sécurité régionale”
, l’accusant de violer l’intégrité territoriale des pays voisins et d’alimenter l’instabilité. Ankara a ainsi exhorté Israël à “renoncer à ses ambitions expansionnistes, se retirer des territoires occupés et cesser de s’opposer aux efforts de stabilisation en Syrie”.
Enfin, la Türkiye a appelé la communauté internationale à “prendre ses responsabilités face aux actes de plus en plus agressifs d’Israël”.
Pour rappel, l’armée israélienne a récemment lancé une série de frappes aériennes ciblant plusieurs sites à Damas, ainsi que dans les provinces de Hama et Homs.
Israël a affirmé avoir visé des “capacités militaires restantes”
sur la base aérienne de Hama, la base T4 à Homs et d’autres infrastructures militaires dans la capitale syrienne. En parallèle, une offensive terrestre israélienne à Daraa, dans le sud de la Syrie, a causé la mort d’au moins neuf personnes, selon les autorités locales.
Depuis la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre, Israël a élargi son emprise sur le Golan syrien en prenant le contrôle de la zone tampon démilitarisée, en violation de l’accord de désengagement de 1974.
Profitant du vide politique en Syrie, Israël a également multiplié les frappes contre des infrastructures militaires, notamment des chasseurs, des systèmes de missiles et des installations de défense aérienne.
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