Mondial 2026 : l'Arabie saoudite balayée par l'Espagne (0-4), la qualification en sursis

Battue 4-0 par l'Espagne ce dimanche 21 juin à Atlanta, l'Arabie saoudite a vécu une soirée cauchemardesque lors de la 2e journée du groupe H. Les Faucons verts de Georgios Donis ont encaissé trois buts en quinze minutes, signés Lamine Yamal puis Mikel Oyarzabal, auteur d'un doublé, avant un but contre son camp d'Al-Tambakti. Avec un seul point au compteur, la sélection saoudienne ferme la marche et joue déjà sa survie face au Cap-Vert lors de l'ultime journée. Retour complet sur une déroute qui complique sérieusement les ambitions saoudiennes.
Il n'aura fallu qu'une demi-heure à l'Espagne pour plier le débat. Au Mercedes-Benz Stadium d'Atlanta, l'Arabie saoudite a sombré dès l'entame face à une Roja revancharde, qui restait sur un nul décevant contre le Cap-Vert (0-0). Le résultat est sans appel: 4-0, et une lourde désillusion pour les hommes de Georgios Donis, désormais derniers du groupe H et au pied du mur avant la dernière journée.
Un naufrage en quinze minutes
L'Espagne a fait la différence dans un seul intervalle de jeu, entre la 10e et la 24e minute. Lancé sur le côté droit, Mikel Oyarzabal a déposé un centre parfait au second poteau, repris victorieusement par Lamine Yamal pour l'ouverture du score (10e). Le prodige du Barça confirmait ainsi son statut de cauchemar pour la défense saoudienne, organisée en 5-3-2 mais constamment prise de vitesse.
Le break est arrivé dans la foulée. Profitant d'un ballon cafouillé dans la surface, Oyarzabal a trompé le gardien Mohammed Al-Owais d'une reprise à bout portant (21e), avant de s'offrir un doublé trois minutes plus tard au terme d'une action collective de grande qualité (24e). Trois buts encaissés avant même la première pause fraîcheur : le scénario était déjà écrit.
En seconde période, le quatrième but est venu d'un but contre son camp de Hassan Al-Tambakti (49e), résumant la soirée des Faucons verts, dépassés dans tous les compartiments du jeu.
Donis sans solution, l'attaque saoudienne aux abonnés absents
Nommé seulement en avril 2026 après le limogeage surprise d'Hervé Renard, Georgios Donis paie une préparation courte et un déficit criant de repères. Aligné en pointe, Firas Al-Buraikan n'a jamais existé face à la charnière espagnole, et le duo offensif formé avec Salem Al-Dawsari n'a quasiment pas inquiété Unai Simon.
Le constat est rude pour une sélection dont 25 des 26 joueurs évoluent en Saudi Pro League: l'écart de niveau avec une nation du calibre de l'Espagne, deuxième au classement FIFA, s'est révélé abyssal. Après le nul encourageant contre l'Uruguay (1-1), l'Arabie saoudite retombe brutalement et voit son rêve de huitièmes de finale (une première depuis 1994) sérieusement compromis.
Côté espagnol, la machine est relancée
Pour l'Espagne, ce succès vaut surtout sur le plan psychologique après l'accroc face au Cap-Vert. Lamine Yamal, 18 ans, a inscrit son 7e but en sélection et est devenu le deuxième joueur de 18 ans ou moins à marquer en Coupe du monde, 68 ans après Pelé en 1958. Mikel Oyarzabal, lui, confirme sa forme étincelante avec 10 buts sur ses 8 derniers matchs.
Avec quatre points, la Roja de Luis de la Fuente prend provisoirement la tête du groupe H et se rapproche des seizièmes de finale avant son choc face à l'Uruguay lors de la dernière journée.
Une finale saoudienne face au Cap-Vert
Tout n'est pas terminé pour l'Arabie saoudite. Avec son point pris face à l'Uruguay, la sélection garde une infime chance de qualification, mais elle est désormais condamnée à l'exploit. Lors de la 3e et dernière journée, les Faucons verts affronteront le Cap-Vert, l'adversaire le plus abordable du groupe sur le papier, dans un duel à élimination directe pour la troisième place et un éventuel billet parmi les meilleurs troisièmes. Une victoire est impérative ; tout autre résultat actera l'élimination.
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