17:40, 05/10/2026, lundi
Konyaspor - Palestine: un match amical pour Gaza à Konya
Le 30 septembre 2026, Konyaspor a affronté la sélection palestinienne devant 42 000 spectateurs, lors de la "Journée de la Palestine". Des enfants de Gaza ont foulé la pelouse, et un tifo géant a honoré al-Durra, Handala et Khaled Nabhan. Le match, nul 2-2, a été arrêté une seconde avant la fin, "reporté jusqu'à ce que la Palestine soit libre". Erdoğan et le ministre des Sports ont salué cette fraternité.
Konya a vibré pour la Palestine mercredi 30 septembre 2026. Un stade comble de 42 000 personnes a accueilli le match amical entre Konyaspor et la sélection palestinienne. Ainsi, une rencontre de football s'est transformée en immense hommage à Gaza.
Le match s'inscrivait dans la "Journée de la Palestine". Il s'est terminé sur un score de 2-2, mais le résultat est resté secondaire.
Konyaspor - Palestine: une soirée sous le signe de Gaza
Les joueurs sont entrés sur la pelouse aux côtés d'enfants de Gaza. Des chants palestiniens les ont accueillis. Ensuite, les deux équipes ont salué ensemble le public.
Des drapeaux turcs et palestiniens flottaient dans toutes les tribunes. Par ailleurs, la rencontre portait une devise simple:
"Notre maison est votre maison"
. Jibril Rajoub, responsable du sport palestinien, y a vu un message clair. Pour lui, la Palestine jouait à domicile à Konya.Des banderoles pour les sportifs et les journalistes tués
Dans les gradins, des banderoles honoraient la mémoire des sportifs tués dans les frappes israéliennes. D'autres rendaient hommage aux journalistes morts à Gaza.
Ces visages rappelaient une réalité brutale. En effet, la guerre n'a épargné ni les stades, ni les athlètes, ni les reporters.
Un tifo géant pour trois symboles de la cause palestinienne
Les supporters ont déployé un tifo géant dans la tribune est. Il réunissait trois figures de la cause palestinienne. Chacune porte une mémoire précise.
Mohammed al-Durra avait 12 ans. Il a été abattu en 2000, pendant la deuxième Intifada. Son image reste gravée dans la conscience de millions de personnes.
Le deuxième symbole est Handala, un enfant dessiné de dos. Ce personnage incarne depuis des décennies le refus de l'oubli des réfugiés palestiniens.
Le troisième est Khaled Nabhan, ce grand-père filmé en train de bercer sa petite-fille Reem. L'enfant a été tuée à Gaza. Cette scène a bouleversé le monde entier.
Une vaste fresque couvrait aussi la pelouse. Elle mêlait une colombe, un rameau d'olivier, le drapeau palestinien et Jérusalem.
Des colombes blanches ont ensuite été lâchées. De plus, les supporters ont lancé des jouets sur le terrain à l'intention des enfants de Gaza.
Un match arrêté à 89 minutes et 59 secondes
Sur le terrain, le spectacle a été réel. Melih Ibrahimoğlu a ouvert le score pour Konyaspor dès la 2e minute. Mohammed Sandouqa a répondu par deux buts pour la Palestine, aux 12e et 25e minutes.
Mostafa Mohamed a égalisé à la 28e minute. Cependant, aucune des deux équipes n'a su faire la différence en seconde période.
Le plus marquant est venu à la fin. Les organisateurs ont stoppé le match une seconde avant le terme du temps réglementaire. Une annonce a précisé que la rencontre était "reportée jusqu'à ce que la Palestine soit libre".
Ce geste symbolique résume la soirée. Le match reste en suspens, tout comme le droit des Palestiniens à vivre chez eux.
Erdoğan et le ministre des Sports saluent un exemple de fraternité
Le président Recep Tayyip Erdoğan a qualifié la rencontre d'
"exemple exceptionnel"
d'union entre les deux pays. Il a remercié les habitants de Konya pour leur mobilisation. De plus, il a promis que la Türkiye continuerait à défendre les droits des Palestiniens sur la scène internationale.Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Osman Aşkın Bak, a tenu un discours similaire. Il voulait envoyer de Konya
"un message de soutien"
aux Palestiniens. "Nous lutterons ensemble jusqu'à ce que la Palestine soit libre"
, a-t-il lancé.Il a aussi fait du sport un
"langage commun"
. C'est pourquoi la soirée a pris une portée politique évidente.Konya, capitale de la jeunesse de l'OCI en 2026
Ce match s'inscrit dans un cadre plus large. Konya porte en 2026 le titre de capitale de la jeunesse de l'Organisation de la coopération islamique (OCI). Selon Jibril Rajoub, la rencontre découle de contacts menés avec l'OCI.
Son objectif est double. Il s'agit d'alléger les souffrances des Palestiniens et de faire entendre leur détermination.
Le football, un langage de solidarité avec la Palestine
Cette soirée rappelle un point essentiel. Le football pèse sur l'opinion publique. Il touche des millions de personnes qui ne lisent jamais les rapports des ONG.
Pendant ce temps, Gaza subit un génocide, et la Palestine occupée (Cisjordanie) vit sous colonisation. Les enfants palestiniens, eux, n'ont ni stade ni école intacts. Ainsi, voir 42 000 personnes chanter pour eux a une valeur concrète.
En revanche, la solidarité des tribunes ne remplace pas l'action politique. Elle la précède souvent, et elle la pousse. La Türkiye affirme vouloir poursuivre son soutien aux droits des Palestiniens, et les faits devront suivre.
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