Santé mentale : l'OMS réclame la participation des patients
17:41, 10/10/2026, samedi
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L'OMS réclame la participation des patientsÀ l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale célébrée le 10 octobre, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé à associer pleinement les personnes concernées aux décisions sanitaires, dans le cadre de sa campagne axée sur l'écoute des expériences vécues.
Un appel pour une participation effective
Selon un communiqué de l'institution publié à l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale commémorée le 10 octobre, la campagne de cette année s'inscrit sous le thème
"À l'écoute de l'expérience vécue : des voix authentiques pour un réel changement".
L'OMS souligne ainsi l'importance capitale de reconnaître les connaissances acquises par les personnes vivant avec des troubles mentaux et de les intégrer concrètement aux politiques sanitaires nationales. Par ailleurs, l'organisation note avec regret que ces individus sont trop souvent sollicités uniquement pour témoigner de leur parcours sans être véritablement associés aux processus décisionnels qui structurent pourtant directement leur quotidien et leur traitement.Dépasser le simple témoignage
Une participation effective ne se limite pas à écouter passivement leur parole lors d'événements ponctuels, mais implique véritablement de leur permettre d'influencer les choix stratégiques et de contribuer activement à la conception des services, a précisé l'OMS. Selon la même source, leur implication dans la prise de décision permet de développer des systèmes davantage centrés sur les personnes, fondés sur les droits fondamentaux et adaptés aux besoins individuels spécifiques de chacun. De plus, cette approche participative favorise le renforcement de la responsabilisation des patients dans la gestion de leur propre santé et encourage l'autonomie.
La lutte contre la stigmatisation et l'isolement
La campagne met également l'accent sur la nécessité impérieuse de combattre les préjugés encore trop répandus associés aux troubles psychiques dans la société. Elle promeut notamment le développement d'approches innovantes fondées sur l'entraide entre personnes ayant vécu des expériences similaires, permettant ainsi de briser l'isolement social souvent vécu par ces patientes et ces patients. Toutefois, l'OMS souligne que ces avancées conceptuelles nécessitent une transformation structurelle profonde des modes de prise en charge traditionnels encore dominants dans de nombreux pays.
Vers une désinstitutionnalisation des soins
L'organisation affirme par ailleurs la nécessité de privilégier des soins intégrés à la communauté plutôt que le recours systématique aux établissements psychiatriques de long séjour. Ces structures institutionnelles peuvent en effet contribuer à isoler durablement les personnes concernées de leur environnement familial et social, et sont trop souvent associées à des pratiques coercitives ainsi qu'à des violations des droits humains fondamentaux dénoncées depuis des décennies. Pour accompagner cette évolution majeure, la désinstitutionnalisation exige une réorganisation planifiée et rigoureuse des financements, des services et des dispositifs de soutien communautaire adaptés.
Dans ce contexte, l'OMS annonce la publication prochaine de recommandations pratiques détaillées consacrées à cette transition essentielle vers des modèles plus humains. Elle rappelle en conclusion que les systèmes de santé mentale véritablement performants doivent impérativement être conçus avec les personnes concernées, et non uniquement pour elles.
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