France : Miviludes et Santé contre les dérives sectaires
10:55, 30/09/2026, mercredi
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@MariePierreVX
La Miviludes a publié ainsi un guide intitulé "Santé et dérives sectaires", élaboré notamment avec les Ordres professionnels, qui s'adresse aux médecins, pharmaciens, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pédicures-podologues. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) et le ministère français de la Santé ont dévoilé mardi de nouveaux outils pour repérer et prévenir les risques sectaires dans le domaine médical, selon un communiqué officiel.
Nouveaux outils de prévention
La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) et le ministère français de la Santé ont présenté mardi de nouvelles ressources destinées à renforcer la détection et la prévention des dérives dans le domaine médical.
Selon un communiqué conjoint, ces dispositifs visent également à outiller tant les professionnels de santé que le grand public face aux risques sectaires. Par ailleurs, la santé constitue désormais le principal secteur d'activité concerné par les signalements reçus par la Miviludes.
Un contexte de désinformation médicale
Cette situation préoccupante s'explique largement par l'essor des réseaux sociaux et la propagation de fausses informations médicales, qui facilitent la circulation d'offres thérapeutiques présentées comme miracles.
Ces pratiques pseudoscientifiques peuvent entraîner l'abandon de traitements conventionnels, des pertes de chance significatives, des préjudices financiers considérables et un isolement social dramatique pour les victimes.
Les autorités soulignent que ce phénomène touche particulièrement les personnes vulnérables recherchant des solutions à des problèmes de santé complexes.
Guide à destination des professionnels
La Miviludes publie ainsi un guide intitulé "Santé et dérives sectaires", élaboré notamment avec les Ordres professionnels, qui s'adresse aux médecins, pharmaciens, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pédicures-podologues.
Ces fiches pratiques permettent d'identifier les signaux d'alerte et précisent la conduite à tenir lorsqu'un patient semble sous emprise ou qu'une pratique apparaît douteuse.
Le document rappelle également les évolutions législatives issues de la loi du 10 mai 2024 renforçant la lutte contre ces dérives, notamment les infractions relatives à la provocation à l'abandon de soins.
Le Dérivomètre pour le grand public
Le ministère de la Santé présente parallèlement le "Dérivomètre", un outil pédagogique en ligne structuré autour de trois niveaux de vigilance :
"je reste attentif"
, "je fais une pause"
et "je dis stop"
. Cette ressource invite les utilisateurs à se méfier de la critique systématique de la médecine conventionnelle, des incitations à modifier un traitement sans avis médical, des promesses de guérison miraculeuse ou encore de l'isolement imposé au patient.
En outre, il met en garde contre certains actes invasifs réalisés hors cadre médical et rappelle l'importance de ne jamais interrompre un traitement sans consultation préalable.
Réactions des ministres
Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté auprès du ministre de l'Intérieur, a déclaré que ces dispositifs devaient permettre de
"reconnaître les signaux d'alerte, de savoir vers qui se tourner et de préserver le libre arbitre de chacun"
. De son côté, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a présenté le "Dérivomètre" comme un moyen de donner au public les instruments nécessaires pour identifier les situations à risque et de
"préserver le dialogue avec les professionnels de santé"
. Ces deux initiatives s'inscrivent dans une stratégie globale visant à renforcer l'information, la prévention et le signalement des dérives sectaires dans le secteur médical.
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