Gambie : Washington restitue 2,5 millions sur les avoirs de Yahya Jammeh
16:57, 21/09/2026, lundi
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@USEmbassyBanjulX
Les États-Unis et la Gambie ont signé un accord pour transférer 2 507 911 dollars (186 millions de GMD) en produits de corruption récupérés, confisqués à partir d'un bien immobilier dans le Maryland lié à l'ancien président Yahya Jammeh, au Fonds d'indemnisation des victimes de la Gambie, afin de compenser les victimes éligibles du régime Jammeh, telles que définies par la loi gambienne sur les réparations aux victimes de 2023, le 18 septembre 2026.L'ambassade américaine et les autorités gambiennes ont signé un accord de restitution de 2,5 millions de dollars provenant de la vente d'une propriété de l'ancien président Yahya Jammeh, selon le gouvernement de Banjul.
Un accord de restitution signé à Banjul
Selon le gouvernement gambien, la cérémonie de signature s'est déroulée le 18 septembre 2026 à Banjul entre le ministre des Finances Seedy Keita et Robert Anderson, chargé d'affaires à l'ambassade des États-Unis.
Ce document officialise le transfert de fonds issus de la vente d'une propriété située à Potomac, dans l'État du Maryland, qui appartenait à l'ancien chef de l'État.
Des avoirs issus de la corruption
Le diplomate américain a expliqué que le bien immobilier avait été acquis en 2010, alors que Yahya Jammeh occupait la présidence du pays.
Il a indiqué que l'origine frauduleuse de ces montants ne souffrait d'aucun doute, le financement provenant directement de la corruption.
Par ailleurs, Robert Anderson a précisé qu'aucune contestation ne s'était manifestée devant les juridictions américaines contre l'ordonnance de confiscation émise en 2022.
Réparations pour les victimes du régime
Les sommes restituées viendront alimenter le fonds de réparations destiné aux victimes de violations des droits de l'homme commises durant les vingt-deux années de règne de l'ex-président.
En outre, ce geste témoigne de l'engagement commun de Washington et Banjul dans la lutte contre la criminalité financière, le blanchiment d'argent et la corruption.
Le diplomate américain a également souligné que ces fonds recouvrés bénéficieraient directement aux personnes ayant subi les exactions de l'ancien régime.
La Commission vérité et les poursuites recommandées
Dès son arrivée au pouvoir en janvier 2017, le président Adama Barrow avait institué la Commission vérité, réconciliation et réparation (TRRC), qui a organisé des audiences publiques entre janvier 2019 et avril 2020.
Cette instance a recueilli les témoignages de victimes de violations des droits humains sur la période 1994-2017, notamment des actes de torture, d'exécutions extrajudiciaires, de détentions arbitraires et de disparitions forcées.
Selon ses conclusions, 1 009 victimes devaient être indemnisées et des poursuites judiciaires engagées contre Yahya Jammeh ainsi que d'anciens hauts responsables. Toutefois, l'ancien président vit depuis janvier 2017 en exil en Guinée équatoriale, échappant ainsi aux juridictions de Banjul.
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