Un projet de loi israélien pour revoir les charges contre Netanyahu

Le gouvernement israélien prévoit de présenter lundi un projet de loi visant à réexaminer les accusations de corruption visant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ont rapporté les médias locaux.
La coalition au pouvoir, composée du Likoud, du Sionisme religieux et du parti Force juive, s’efforce de convaincre les partis ultraorthodoxes Shas et Judaïsme unifié de la Torah de mettre fin à leur boycott du vote, lié à des désaccords sur le projet de loi concernant la conscription des Haredim, afin de permettre l’adoption du texte.
La semaine dernière, le président américain Donald Trump, lors d’un discours à la Knesset, a appelé le président israélien Isaac Herzog à accorder une grâce à Netanyahu. Toutefois, la législation israélienne n’autorise pas une grâce présidentielle tant que l’accusé n’a pas reconnu sa culpabilité, ce que Netanyahu refuse de faire dans toutes les affaires en cours.
Le Premier ministre fait face à trois dossiers de corruption, les affaires 1000, 2000 et 4000, qu’il nie en bloc.
Le procès de Netanyahu, ouvert le 24 mai 2020, fait de lui le premier chef de gouvernement en exercice à comparaître pour corruption dans l’histoire d’Israël.
Par ailleurs, il est également visé par des mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), émis en novembre 2024 à son encontre et à celui de l’ex-ministre de la Défense Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza, où plus de 68 000 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, ont été tuées depuis octobre 2023.
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