Togo : 7 personnes tuées lors des manifestations la semaine dernière, selon des ONG

Au moins sept personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors des manifestations anti-gouvernementales organisées la semaine dernière dans la capitale togolaise, Lomé, ont indiqué dimanche des organisations locales de défense des droits humains et de la société civile.
Entre jeudi et samedi, des dizaines de manifestants, réclamant la démission de Faure Gnassingbé, président du Conseil des ministres, ont bloqué les routes et brûlé des pneus, paralysant ainsi l'activité économique, selon des images relayées sur les réseaux sociaux.
Dans une déclaration conjointe, des organisations de défense des droits humains (ODDH), ont indiqué que deux corps ont été repêchés dans un lac à Akodesséwa, tandis que deux autres ont été retrouvés dans la lagune du quartier Bè, à Lomé.
Plus de 60 personnes auraient été arrêtées, selon ces ONG.
Les autorités togolaises n'ont pas réagi dans l'immédiat à ces annonces de décès et d'arrestation.
Des partis politiques d'opposition, tels que l'Alliance nationale pour le changement, ont également appelé à la démission de Gnassingbé en raison de la réforme constitutionnelle controversée et des accusations de répression.
Dans un communiqué en date du 17 juin, Amnesty International a exhorté les autorités togolaises à enquêter sur les allégations de torture infligée à des manifestants lors des mobilisations des 5 et 6 juin.
Il a ainsi quitté le poste de président de la République pour diriger désormais le Conseil des ministres.
Un nouveau président de la République a été élu en mai par le Parlement pour un mandat unique de six ans, en remplacement de Gnassingbé.
A lire également:





Les commentaires que vous publiez sur notre site constituent une ressource précieuse pour les autres utilisateurs. Veuillez faire preuve de respect envers les opinions différentes et les autres membres. Évitez tout langage grossier, offensant, dégradant ou discriminatoire.