En France, près d'un tiers des journalistes consomment davantage de produits nocifs du fait de leur métier
13:59, 29/11/2024, vendredi
AFP

Engin_AkyurtPixabay
Sur ce total de professionnels interrogés, 87% trouvent que le niveau de stress est élevé dans le métier et 23% déclarent avoir vécu un burn-out.
Quelque 30% des journalistes français déclarent consommer plus d'alcool, de produits stupéfiants ou de médicaments anxiolytiques du fait de leur métier, selon les résultats d'une étude menée à l'occasion des États généraux de l'information et publiée jeudi.
Parmi ces journalistes, 7% estiment consommer
"beaucoup"
plus de ces produits potentiellement nocifs et 23% "un peu plus"
, d'après cette consultation de l'institut Ipsos auprès de 6.363 journalistes détenteurs de la carte de presse.Sur ce total de professionnels interrogés, 87% trouvent que le niveau de stress est élevé dans le métier et 23% déclarent avoir vécu un burn-out.
Pour autant, 73% des répondants se disent épanouis dans leur métier, qui est d'abord perçu comme d'utilité publique. Mais une majorité d'entre eux (56%) ne le recommanderaient pas à leurs enfants.
Les sondés ressentent l'opinion très négative des citoyens à l'égard des médias et des journalistes, mise en exergue par d'autres études régulières. Et 87% indiquent avoir déjà été confrontés à des commentaires désagréables ou à de l'agressivité dans l'espace public, voire à des violences physiques pour 21%.
Enfin, plus de la moitié (56%) des journalistes interrogés considèrent que l'intelligence artificielle est plutôt une menace pour le métier de journaliste en général.
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