Par voie d’un communiqué relayé par Révolution Permanente, les organisateurs ont qualifié ces exclusions d’"injustes"
et "arbitraires"
, soulignant qu’elles auraient été prises sans preuves tangibles. Ils y voient une sanction "politique"
destinée à réprimer la contestation étudiante, qui ciblait la présence du Medef dans l’établissement. Au cours du rassemblement, ce mardi, des drapeaux palestiniens ont été brandis et des slogans de solidarité avec Gaza entendus. Plusieurs étudiants ont fait le lien entre la répression interne et le contexte international, dénonçant à la fois la politique disciplinaire de Sciences Po et le silence des institutions françaises face à la guerre à Gaza. Des banderoles "Free Palestine" ont été visibles parmi les pancartes appelant à la réintégration des trois exclus.
Des prises de parole spontanées ont rythmé le rassemblement. Des étudiants et soutiens extérieurs ont insisté sur la nécessité de "défendre la liberté d’expression à l’université"
et de refuser "toute tentative de criminaliser la solidarité internationale"
. La mobilisation est restée pacifique et n’a donné lieu à aucun incident signalé. La direction de Sciences Po n’a pas communiqué immédiatement sur le déroulement de la procédure disciplinaire ni sur les motifs précis de l’exclusion des trois étudiants.
Pour rappel, la mobilisation du 10 septembre avait rassemblé plusieurs dizaines d’étudiants au sein même de l’établissement, venus protester contre la tenue d’un événement en présence de représentants du Medef. Selon les récits relayés par Révolution Permanente, les manifestants avaient dénoncé "la mainmise du patronat sur l’université"
et tenté d’interpeller la direction de Sciences Po. L’action s’était déroulée sans violences, mais elle avait suscité une réaction rapide de l’administration, qui avait convoqué plusieurs étudiants en procédure disciplinaire. Trois d’entre eux se sont finalement vu notifier leur exclusion, décision qui a déclenché l’appel à la mobilisation du 23 septembre. Cette mobilisation avait eu lieu dans le contexte du mouvement "Bloquons tout", né sur les réseaux sociaux à l’été 2025, en réaction aux annonces budgétaires du gouvernement Bayrou pour l’année 2026. Se présentant comme apolitique et indépendant des syndicats, il rassemble des citoyens aux profils variés – étudiants, salariés, précaires – unis par le rejet des mesures d’austérité.
Ses appels consistent à "bloquer"
le pays par des grèves, des boycotts, des blocages de routes ou encore des occupations de lieux publics. Le 10 septembre, date choisie pour un "arrêt total",
a marqué la première journée d’action nationale portée par ce collectif. A lire également:

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