Les États-Unis saluent le retrait du Tchad de la CPI
11:10, 29/07/2026, mercredi
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Daniel BELOUMOU OLOMOAFP
Les États-Unis saluent le retrait du Tchad de la CPI et appellent d'autres États à quitter le Statut de Rome.Les États-Unis ont salué le retrait du Tchad de la Cour pénale internationale, y voyant une réaffirmation de souveraineté. Washington appelle d'autres États à quitter le Statut de Rome et lance une campagne contre la Cour. N'Djamena revendique un "choix souverain" et mise sur les juridictions africaines. En toile de fond, les mandats visant des dirigeants israéliens ravivent le débat sur une justice internationale jugée inégale.
Les États-Unis ont salué, mardi, le
retrait du Tchad de la CPI
. Washington y voit une réaffirmation de la souveraineté nationale. De plus, il appelle les autres États parties à suivre la même voie.Cette prise de position relance le débat sur l'avenir de la Cour pénale internationale. En effet, elle intervient dans un contexte de contestation croissante de la juridiction. Par ailleurs, elle éclaire les tensions entre puissances occidentales et institutions judiciaires mondiales.
Washington accueille favorablement la décision de N'Djamena
Le Bureau des Affaires africaines du Département d'État a publié une déclaration claire. Ainsi, Washington accueille favorablement la décision de N'Djamena de quitter la CPI.
Selon le texte, le Tchad
"rejoint le nombre croissant de nations qui reprennent leur souveraineté"
. En revanche, les autorités américaines qualifient la Cour d'institution "défaillante".
Les États-Unis ont donc réaffirmé leur opposition à la juridiction de la CPI. C'est pourquoi ils rappellent la position du secrétaire d'État Marco Rubio. Selon lui, Washington
"ne cédera jamais sa souveraineté à un tribunal mondial irresponsable".
Une campagne américaine contre la Cour pénale internationale
Le Département d'État est allé plus loin. En effet, il a annoncé le lancement d'une campagne gouvernementale contre la Cour.
Cette campagne vise à mettre fin à ce que Washington considère comme les
"excès d'autorité illégitimes"
de la juridiction. De plus, elle exhorte les autres États membres à se retirer du Statut de Rome.Cette offensive n'est pas isolée. En effet, les États-Unis multiplient les pressions depuis que la CPI cible des responsables alliés. Par ailleurs, la Cour a émis des mandats d'arrêt contre de hauts dirigeants israéliens pour des crimes présumés à Gaza.
Ce contexte éclaire la fermeté américaine. Ainsi, la défense de la souveraineté rejoint la protection d'alliés stratégiques. Cependant, pour de nombreux défenseurs des droits, cette campagne fragilise la lutte contre l'impunité, notamment celle des victimes palestiniennes.
Le Tchad revendique un "choix souverain"
Le gouvernement tchadien avait annoncé son retrait le 27 juillet 2026. Cette décision respecte les dispositions prévues par le Statut de Rome. Ainsi, la réaction américaine intervient au lendemain de cette annonce.
L'Assemblée nationale du Tchad a, de son côté, soutenu la décision. En effet, elle y voit un
"choix souverain"
conforme aux procédures du traité.Le Parlement inscrit ce choix dans
"la défense des intérêts supérieurs de la Nation"
. De plus, il affirme la souveraineté nationale du pays.Confiance dans les juridictions africaines
Le Parlement tchadien a également salué la vision du chef de l'État. Le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno incarnant cette orientation.
Les députés réaffirment leur confiance dans les juridictions nationales. Par ailleurs, ils font confiance aux mécanismes judiciaires africains pour lutter contre l'impunité.
Selon eux, ces mécanismes répondent mieux aux réalités du continent. C'est pourquoi le Tchad privilégie désormais des solutions africaines. En revanche, ses détracteurs redoutent un affaiblissement de la justice internationale.
Un débat mondial sur la souveraineté et la justice
Le
retrait du Tchad de la CPI
dépasse le seul cadre national. En effet, il nourrit un débat plus large sur la souveraineté des États.D'un côté, plusieurs gouvernements dénoncent une justice à deux vitesses. De l'autre, des organisations défendent une Cour indépendante et universelle.
Cette tension s'observe particulièrement autour des dossiers sensibles. Ainsi, les mandats visant des responsables israéliens ont ravivé les critiques. De plus, ils alimentent le sentiment d'un traitement inégal des crimes selon les auteurs.
Pour les partisans de la cause palestinienne, la CPI reste un rare levier judiciaire. Cependant, la campagne américaine menace ce levier. C'est pourquoi l'avenir de la Cour suscite désormais autant d'espoirs que d'inquiétudes.
Ce qu'il faut retenir
Le Tchad a quitté le Statut de Rome. Les États-Unis ont salué cette décision. De plus, ils encouragent d'autres États à faire de même.
Cette séquence illustre une crise de légitimité pour la CPI. Par ailleurs, elle place la question palestinienne au cœur des débats sur la justice mondiale. Le prochain mouvement d'un État partie sera donc scruté de près.
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