17:13, 29/07/2026, mercredi
Netanyahu défie la CPI et confirme sa venue à l'ONU
Benjamin Netanyahu a confirmé sur Fox News sa venue à New York en septembre pour l'Assemblée générale de l'ONU, malgré le mandat d'arrêt de la CPI. Le Premier ministre israélien a qualifié la Cour de "corrompue et malfaisante" et attaqué un élu new-yorkais. Il a aussi affiché son front commun avec Donald Trump face à l'Iran. Un défi lancé à la justice internationale qui interroge sur l'impunité.
Benjamin Netanyahu ne manque pas de culot. Le Premier ministre israélien a confirmé sa venue à New York en septembre. Il compte s'exprimer à l'Assemblée générale de l'ONU. Pourtant, un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) le vise. Dans un entretien à Fox News, il a balayé cette menace. En effet, il a qualifié la CPI d'institution
"corrompue et malfaisante".
Netanyahu et la CPI: un défi assumé
Le chef du gouvernement israélien affiche une audace rare. Il sait que la CPI a émis un mandat d'arrêt contre lui. Ce mandat remonte à novembre 2024. La Cour l'accuse de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité à Gaza.
Malgré cela, Netanyahu maintient son déplacement.
"Moi, j'y serai, c'est certain"
, a-t-il lancé. De plus, il promet d'y "dire la vérité"
. Ainsi, il transforme une comparution risquée en tribune politique.Cette posture illustre son mépris affiché pour la justice internationale. Par ailleurs, elle envoie un signal aux victimes palestiniennes. Pour elles, la reddition de comptes semble encore lointaine.
Une attaque contre un élu new-yorkais
Netanyahu n'a pas ménagé ses cibles. Il a visé un élu new-yorkais sans le nommer. Selon lui, cet homme
"répand la haine"
. Il l'accuse aussi de dresser les New-Yorkais "contre les Juifs de New York".
"Où sommes-nous ? Dans les années 1930 ?"
, a-t-il ironisé. Cependant, cette comparaison interroge. En effet, elle vient d'un dirigeant poursuivi pour des faits commis à Gaza.Le Premier ministre mélange ainsi deux registres. D'un côté, il dénonce l'antisémitisme. De l'autre, il détourne l'attention de son propre bilan. C'est pourquoi ses détracteurs y voient une manœuvre de diversion.
La CPI qualifiée de "corruption du système international"
Netanyahu réserve ses mots les plus durs à la Cour de La Haye. Il parle du
"plus gros mensonge"
du moment. Selon lui, la CPI incarne "une corruption du système international".
Il décrit une
"bureaucratie non élue"
. Par ailleurs, il l'accuse de pouvoir viser des soldats américains. Elle pourrait aussi, dit-il, désigner le président des États-Unis comme "criminel de guerre".
Ces propos ne sont pas anodins. En réalité, ils cherchent à rallier Washington à sa cause. De plus, ils fragilisent une institution créée pour juger les pires crimes. C'est là que réside le vrai enjeu.
Un front commun affiché avec Trump
Dans le même entretien, Netanyahu a mis en avant son alliance avec Donald Trump. Il assure que les deux hommes restent
"unis"
face à l'Iran. Ainsi, il place son combat sur un terrain géopolitique large.Il évoque des soldats américains
"épaule contre épaule"
avec Israël. Cependant, cette image sert surtout sa stratégie de défense. En effet, elle associe la CPI à une menace contre les intérêts américains.De cette manière, Netanyahu transforme un dossier judiciaire en question de sécurité nationale. Par ailleurs, il espère neutraliser toute pression sur sa venue à New York.
Pourquoi cette audace interroge
L'attitude de Netanyahu soulève une question simple. Un dirigeant sous mandat d'arrêt peut-il ainsi défier la justice ? La réponse dépend du courage des États.
Les États-Unis ne reconnaissent pas la CPI. Türkiye, en revanche, soutient la démarche de la Cour. Ankara défend depuis longtemps la cause palestinienne. De plus, la Türkiye rappelle régulièrement le droit du peuple palestinien à la justice.
Pour de nombreux observateurs, l'impunité nourrit la violence. En effet, sans reddition de comptes, les crimes se répètent. C'est pourquoi le sort de ce mandat d'arrêt dépasse le seul cas Netanyahu.
Un test pour la justice internationale
La venue annoncée à New York place la communauté internationale devant ses responsabilités. D'un côté, un dirigeant poursuivi avance sans crainte. De l'autre, les victimes de Gaza attendent des actes.
Netanyahu, lui, ne cache pas son assurance. Il défie la CPI, insulte ses juges et brandit son alliance américaine. Pourtant, le droit international ne s'efface pas devant l'arrogance.
Le rendez-vous de septembre sera donc scruté de près. En attendant, une chose reste sûre. Le Premier ministre israélien ne manque décidément pas de culot.
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