Minorité yazidie: la justice française décide mardi si une Française sera jugée pour génocide

La cour d'appel de Paris doit se prononcer mardi sur les poursuites visant une femme de retour de Syrie où elle est suspectée d'avoir réduit en esclavage une adolescente yazidie au printemps 2015, ce qui pourrait déboucher sur un procès inédit.
Un juge d'instruction antiterroriste du tribunal de Paris avait fait en septembre de Sonia Mejri, 36 ans, ex-épouse d'Abelnasser Benyoucef, un émir du groupe Daech, la première revenante française de Syrie à comparaître en France pour génocide sur les Yazidis, minorité ethnoreligieuse kurdophone.
Elle a donc renvoyé le dossier devant cette dernière qui a examiné le 17 juin au fond ces poursuites pour génocide. Le procès aux assises pour les infractions terroristes ainsi que pour complicité de crimes contre l'humanité est d'ores et déjà acté.
Selon une source proche du dossier, l'avocat général a prôné ce jour-là la confirmation des poursuites pour génocide.
Un procès par défaut a été ordonné contre Abdelnasser Benyoucef comme auteur de génocide et de crimes contre l'humanité et pour des infractions terroristes. Visé par un mandat d'arrêt, il est présumé mort depuis 2016.
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