L'Égypte a catégoriquement démenti, lundi, des informations parues dans les médias selon lesquelles elle accepterait d'accueillir des Palestiniens déplacés de Gaza en échange d'une aide économique.
L'Organisme général de l'information de l'État égyptien (State Information Service, SIS) a souligné dans un communiqué que le déplacement des habitants de Gaza revenait à "liquider la cause palestinienne et constituait une menace imminente pour la sécurité nationale de l'Égypte".
Le communiqué réaffirme le rejet absolu par l'Égypte "de toute tentative de déplacement forcé ou volontaire des Palestiniens de Gaza vers quelque endroit que ce soit en dehors de l'enclave, et notamment vers l'Égypte".
"La politique étrangère égyptienne n'a jamais été fondée sur le marchandage des intérêts suprêmes égyptiens et arabes, quel qu'en soit le type
", souligne le communiqué. "L'Égypte a volontairement et patiemment supporté d'énormes fardeaux économiques et financiers en conséquence. Ces fardeaux ne l'ont jamais contrainte, à aucun moment, à faire la moindre concession en matière de sécurité nationale, de sécurité régionale ou concernant les droits légitimes du peuple palestinien"
, ajoute le texte. Vendredi, l'Égypte a démenti les informations diffusées par les médias israéliens selon lesquelles Le Caire s'apprêterait à reloger temporairement 500 000 Palestiniens dans une localité du nord du Sinaï dans le cadre d'un plan de reconstruction de la Bande de Gaza.
L'armée israélienne a lancé une campagne aérienne surprise sur la Bande de Gaza, qui se poursuit depuis mardi, tuant plus de 730 Palestiniens, blessant quelque 1 200 autres et rompant l'accord de cessez-le-feu et d'échange de prisonniers conclu en janvier.
Depuis octobre 2023, plus de 50 000 Palestiniens, principalement des femmes et des enfants, ont été tués, et plus de 113 200 ont été blessés lors de la guerre génocidaire menée par l'armée israélienne contre la Bande de Gaza.
En novembre 2024, la Cour pénale internationale (CPI) a délivré des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité perpétrés dans la Bande de Gaza.
Israël est également poursuivi pour "crime de génocide"
devant la Cour internationale de justice (CIJ) en raison de la guerre menée contre l'enclave palestinienne. A lire également:

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