La paix avec Israël est "impossible" face aux violations continues des droits palestiniens

La ministre palestinienne des Affaires étrangères a affirmé dimanche que toute paix avec Israël demeure "impossible" tant que les droits du peuple palestinien sont bafoués, appelant à une application rigoureuse du droit international et à la fin des initiatives unilatérales.
Intervenant auprès de Anadolu en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, Varsen Aghabekian Shaheen a déclaré que des violations répétées des droits palestiniens rendent tout accord de paix irréalisable.
Elle a pointé du doigt les actions unilatérales menées dans les territoires occupés, notamment en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, telles que l’extension et la régularisation de colonies jugées illégales, estimant qu’elles compromettent toute solution négociée.
Concernant le cessez-le-feu à Gaza, la cheffe de la diplomatie palestinienne a indiqué que le passage à la deuxième phase dépendait du respect intégral des engagements pris lors de la première. Celle-ci s’est achevée par un échange d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens, tandis que l’étape suivante doit porter sur la reconstruction du territoire, gravement endommagé par deux années de bombardements.
Elle a toutefois relevé que le cessez-le-feu reste incomplet, évoquant une trêve partielle, une aide humanitaire insuffisante et une ouverture limitée du point de passage de Rafah, appelant à des mesures supplémentaires pour garantir une transition effective.
Varsen Aghabekian Shaheen a exhorté la communauté internationale à adopter une position plus ferme, rappelant que les cadres juridiques existants, notamment les résolutions des Nations unies, qualifient l’occupation et la colonisation d’illégales. Elle a cité en particulier les décisions de la Cour internationale de Justice et la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Interrogée sur son appel adressé à l’Allemagne et à la Finlande pour reconnaître l’État de Palestine, elle a estimé que si ces pays soutiennent réellement la solution à deux États et le respect du droit international, ils devraient franchir le pas, jugeant qu’aucun argument ne justifie un refus.
Enfin, elle a salué le rôle de la Türkiye dans les efforts de médiation et d’aide humanitaire, la qualifiant d’acteur régional clé appelé à poursuivre son engagement en faveur de la paix.
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