La paix avec Israël est "impossible" face aux violations continues des droits palestiniens
10:37, 16/02/2026, lundi
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Noushad ThekkayilAFP
Varsen Aghabekian Shaheen, ministre d'État aux Affaires étrangères de Palestine, prononce un discours lors de la table ronde de haut niveau sur le thème "L'éducation en péril : Le coût humain de la guerre" à Doha, au Qatar, le 9 septembre 2024. La ministre palestinienne des Affaires étrangères a affirmé dimanche que toute paix avec Israël demeure "impossible" tant que les droits du peuple palestinien sont bafoués, appelant à une application rigoureuse du droit international et à la fin des initiatives unilatérales.
Intervenant auprès de Anadolu en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, Varsen Aghabekian Shaheen a déclaré que des violations répétées des droits palestiniens rendent tout accord de paix irréalisable.
Elle a pointé du doigt les actions unilatérales menées dans les territoires occupés, notamment en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, telles que l’extension et la régularisation de colonies jugées illégales, estimant qu’elles compromettent toute solution négociée.
Selon elle, toute mesure imposée unilatéralement dans les territoires occupés doit être considérée comme dépourvue de validité juridique. Elle a également qualifié l’annexion de violation du droit international et de crime devant être stoppé.
Concernant le cessez-le-feu à Gaza, la cheffe de la diplomatie palestinienne a indiqué que le passage à la deuxième phase dépendait du respect intégral des engagements pris lors de la première. Celle-ci s’est achevée par un échange d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens, tandis que l’étape suivante doit porter sur la reconstruction du territoire, gravement endommagé par deux années de bombardements.
Elle a toutefois relevé que le cessez-le-feu reste incomplet, évoquant une trêve partielle, une aide humanitaire insuffisante et une ouverture limitée du point de passage de Rafah, appelant à des mesures supplémentaires pour garantir une transition effective.
Varsen Aghabekian Shaheen a exhorté la communauté internationale à adopter une position plus ferme, rappelant que les cadres juridiques existants, notamment les résolutions des Nations unies, qualifient l’occupation et la colonisation d’illégales. Elle a cité en particulier les décisions de la Cour internationale de Justice et la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Interrogée sur son appel adressé à l’Allemagne et à la Finlande pour reconnaître l’État de Palestine, elle a estimé que si ces pays soutiennent réellement la solution à deux États et le respect du droit international, ils devraient franchir le pas, jugeant qu’aucun argument ne justifie un refus.
Enfin, elle a salué le rôle de la Türkiye dans les efforts de médiation et d’aide humanitaire, la qualifiant d’acteur régional clé appelé à poursuivre son engagement en faveur de la paix.
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