Les mêmes sources rappellent que "la protection des Casques bleus est une obligation qui s'impose à toutes les parties"
et que Paris "appelle celles-ci à respecter cette obligation, et à permettre à la FINUL de continuer à mettre en œuvre son mandat, y compris en respectant pleinement sa liberté de mouvement".
La France apporte "son plein soutien à la FINUL, ainsi qu'à la décision qu'elle a prise de se maintenir sur ses positions à proximité de la ligne bleue"
et rend "hommage à l'ensemble des personnels de la FINUL, (au) contingent français, à tous les contingents, pour leur engagement continu et leur professionnalisme dans ces conditions difficiles"
, est-il par ailleurs précisé. Ces éléments sont apportés à Anadolu alors que des tensions sont nées entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu ces derniers jours après que le président français a dénoncé les attaques de l'armée israélienne contre la FINUL.
Alors que le président français a annoncé la tenue d'une conférence internationale pour le Liban qui se tiendra à Paris le 24 octobre, le dirigeant israélien a exprimé sa surprise et sa désapprobation, critiquant la participation de pays qu'il accuse de remettre en question le droit d'Israël à se défendre.
Netanyahu a par ailleurs, répondu sèchement à Emmanuel Macron qui expliquait à huis clos que "Monsieur Netanyahu ne doit pas oublier que son pays a été créé par une décision de l'ONU".
"Un rappel au président de la France: ce n'est pas la résolution de l'ONU qui a établi l'État d'Israël, mais plutôt la victoire obtenue dans la guerre d'indépendance avec le sang de combattants héroïques, dont beaucoup étaient des survivants de l'Holocauste, notamment du régime de Vichy en France"
, a répliqué Netanyahu dans un communiqué de presse.Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a quant à lui précisé que le propos de Macron "s'inscrivait dans un propos général rappelant l'importance pour Israël comme pour tous de respecter la charte des Nations Unies".
Pour rappel, depuis l'attaque transfrontalière du Hamas le 7 octobre 2023, Israël poursuit son agression sur la bande de Gaza, malgré une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies appelant à un cessez-le-feu immédiat.
Plus de 42 300 personnes ont été tuées, principalement des enfants et des femmes, et près de 100 000 autres ont été blessées, selon les autorités sanitaires palestiniennes.
L'agression israélienne a déplacé la quasi-totalité de la population du territoire dans le cadre d'un blocus permanent qui a entraîné de graves pénuries de nourriture, d'eau potable et de médicaments.
Israël fait également l'objet d'une accusation de génocide devant la Cour internationale de Justice pour ses actions dans l'enclave palestinienne.
Depuis le 23 septembre, Israël a également lancé des frappes aériennes massives à travers le Liban ainsi que des opérations terrestres contre ce qu'il prétend être des cibles du Hezbollah, tuant au moins 1 542 personnes, en blessant plus de 4 555 autres, avec plus de 1,34 million de personnes déplacées.
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