Israël: des médecins militaires sanctionnés pour avoir réclamé la fin de la guerre à Gaza

La rédaction
11:44, 17/04/2025, jeudi
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Israël: des médecins militaires sanctionnés pour avoir réclamé la fin de la guerre à Gaza
AFP
Des médecins prodiguent des soins à deux jeunes victimes à l'intérieur de l'hôpital Kamal Adwan après une frappe israélienne qui a touché une zone proche de l'établissement médical à Beit Layia dans le nord de la bande de Gaza tôt le 21 novembre 2024,

L’armée israélienne a lancé mercredi des sanctions à l’encontre de médecins militaires réservistes ayant signé une pétition réclamant le retour des otages détenus à Gaza et la fin des hostilités dans l’enclave palestinienne.

Selon un communiqué des signataires, le corps médical militaire aurait commencé à exercer des pressions visant à isoler et dissuader les médecins ayant soutenu cette initiative. Des officiers supérieurs contactent individuellement les réservistes pour les inciter à retirer leur signature, sous peine d’exclusion.


Une médecin affectée à une unité de l’armée de l’air a déjà été démise de ses fonctions pour avoir signé la pétition, toujours selon les signataires.


Le texte, soutenu par des dizaines de médecins réservistes, appelle le gouvernement de Benjamin Netanyahu et l’armée à tout faire pour garantir le retour des otages, y compris accepter un cessez-le-feu.


Les signataires affirment que le chef d’état-major Eyal Zamir a demandé aux commandants de rappeler que “l’armée ne doit pas être politisée”. Un responsable cité par le journal Haaretz a précisé que les militaires ne peuvent se servir de leur position pour exprimer des opinions politiques sur un conflit en cours.


À ce jour, environ 360 000 réservistes ont été mobilisés pour la guerre contre Gaza, qualifiée par plusieurs observateurs d’opération génocidaire. D’après Tel-Aviv, 59 otages israéliens restent retenus à Gaza, dont 24 seraient encore en vie.


Dans le même temps, plus de 9 500 Palestiniens sont incarcérés en Israël, où ils seraient victimes, selon des ONG, de torture, de privation alimentaire et de manque de soins.


Cette mobilisation des médecins a inspiré d’autres groupes, vétérans, civils, policiers à la retraite, à lancer des appels similaires. Ils jugent que cette guerre ne sert pas la sécurité d’Israël, mais les intérêts politiques de Netanyahu.


La plateforme indépendante Restart Israel rapporte que plus de 110 000 citoyens israéliens ont signé 37 pétitions contre la guerre, dont huit portées par quelque 10 000 militaires actifs ou anciens.


Face à cette vague de contestation, Netanyahu a menacé de renvoyer les soldats ayant signé ces textes.


Ces mouvements interviennent après l’échec de la première phase d’un accord de trêve et d’échange de prisonniers, conclu en janvier grâce à la médiation du Qatar et de l’Égypte avec le soutien des États-Unis. Alors que le Hamas avait respecté ses engagements, Netanyahu, sous pression de son extrême droite, a refusé d’aller plus loin et a relancé les opérations militaires le 18 mars.


Depuis octobre 2023, plus de 51 000 Palestiniens ont été tués à Gaza, pour la plupart des femmes et des enfants.


En novembre, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Par ailleurs, Israël est visé par une plainte pour génocide devant la Cour internationale de Justice.


L’armée israélienne a lancé mercredi des sanctions à l’encontre de médecins militaires réservistes ayant signé une pétition réclamant le retour des otages détenus à Gaza et la fin des hostilités dans l’enclave palestinienne.


Selon un communiqué des signataires, le corps médical militaire aurait commencé à exercer des pressions visant à isoler et dissuader les médecins ayant soutenu cette initiative. Des officiers supérieurs contactent individuellement les réservistes pour les inciter à retirer leur signature, sous peine d’exclusion.


Une médecin affectée à une unité de l’armée de l’air a déjà été démise de ses fonctions pour avoir signé la pétition, toujours selon les signataires.


Le texte, soutenu par des dizaines de médecins réservistes, appelle le gouvernement de Benjamin Netanyahu et l’armée à tout faire pour garantir le retour des otages, y compris accepter un cessez-le-feu.


Les signataires affirment que le chef d’état-major Eyal Zamir a demandé aux commandants de rappeler que “l’armée ne doit pas être politisée”. Un responsable cité par le journal Haaretz a précisé que les militaires ne peuvent se servir de leur position pour exprimer des opinions politiques sur un conflit en cours.


À ce jour, environ 360 000 réservistes ont été mobilisés pour la guerre contre Gaza, qualifiée par plusieurs observateurs d’opération génocidaire. D’après Tel-Aviv, 59 otages israéliens restent retenus à Gaza, dont 24 seraient encore en vie.


Dans le même temps, plus de 9 500 Palestiniens sont incarcérés en Israël, où ils seraient victimes, selon des ONG, de torture, de privation alimentaire et de manque de soins.


Cette mobilisation des médecins a inspiré d’autres groupes, vétérans, civils, policiers à la retraite, à lancer des appels similaires. Ils jugent que cette guerre ne sert pas la sécurité d’Israël, mais les intérêts politiques de Netanyahu.


La plateforme indépendante Restart Israel rapporte que plus de 110 000 citoyens israéliens ont signé 37 pétitions contre la guerre, dont huit portées par quelque 10 000 militaires actifs ou anciens.


Face à cette vague de contestation, Netanyahu a menacé de renvoyer les soldats ayant signé ces textes.


Ces mouvements interviennent après l’échec de la première phase d’un accord de trêve et d’échange de prisonniers, conclu en janvier grâce à la médiation du Qatar et de l’Égypte avec le soutien des États-Unis. Alors que le Hamas avait respecté ses engagements, Netanyahu, sous pression de son extrême droite, a refusé d’aller plus loin et a relancé les opérations militaires le 18 mars.


Depuis octobre 2023, plus de 51 000 Palestiniens ont été tués à Gaza, pour la plupart des femmes et des enfants.


En novembre, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Par ailleurs, Israël est visé par une plainte pour génocide devant la Cour internationale de Justice.


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